La situation sécuritaire de la République Démocratique du Congo attire désormais la sympathie de ses partenaires traditionnels.
En effet, au cours de la réunion du conseil de sécurité des Nations-Unies qui a eu lieu mercredi 26 octobre 2022 en son siège, l’ambassadeur permanent de la République Démocratique du Congo auprès des Nations-Unies, l’homme d’Etat congolais Georges Nzongola a réitéré la position de son pays, celle de demander un retrait sans conditions des troupes Rwandaises et des Rebelles du M23 de Bunagana et d’autres parties du territoire de Rutshuru.
Ce dernier a également rappelé au conseil de Sécurité de s’assurer que, chaque pays de la région des Grands lacs règle définitivement ses différents problèmes avec ses propres rebelles. Il a aussi rejeté les allégations du Rwanda, qui accuse la RDC de collaborer avec les FDLR.
C’est dans cette même option défensive pour la part de la République française qui à travers sa représentante permanente adjointe auprès des Nations Unies Nathalie Broad Hurst, se joint à la République Démocratique du Congo pour demander une nouvelle fois le retrait du M23 de toutes les localités occupées et à la coopération pour mettre un terme à l’action des groupes armés, y compris des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
“Kinshasa attend beaucoup de la communauté internationale en général et du conseil de sécurité des Nations-unies en particulier. S’adressant à l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre dernier, Félix Tshisekedi avait décliné les attentes de son pays à savoir: rendre effectifs le retrait immédiat du M23 des localités occupées” a-t-elle annoncé.
Avant d’ajouter :
“Le retour des déplacés congolais de ces localités à leurs domiciles et la cessation sans condition du soutien de l’armée rwandaise à ce groupe terroriste, selon l’esprit et la lettre de la feuille de route de Luanda convenue entre la RDC et le Rwanda, ainsi que des déclarations successives du Conseil de sécurité de l’ONU, du Conseil de Paix et de Sécurité de l’UA, de la Communauté d’Afrique de l’Est, CAE, et de la Communauté pour le Développement de l’Afrique australe, SADC”, a indiqué la Représentante permanente Nathalie Broad Hurst.
Par ailleurs, la représentante permanente de la France aux Nations-Unis a plaidé pour le dialogue franc entre les États de la région, le tout pour que les engagements pris produisent des résultats escomptés, avant d’évoquer la feuille de route du Luanda et particulièrement la réunion organisée, en septembre, à New York sous l’égide du Président de la République française Emmanuel Macron.
PAUL ZAÏDI

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