Sud-Kivu : Le Gouverneur fixe les frais de la scolarité pour cette année scolaire 2022-2023

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Le Gouverneur de province du Sud-Kivu a fixé les frais scolaires à payer au niveau de l’enseignement maternel, secondaire général, cycle court des humanités générales et techniques pour cette année scolaire 2022-2023.

Dans un arrêté Nº 22/205/GP/SK/2022 rendu public ce 04 octobre, Théo Ngabidje Kasi fixe le seuil minimum à 6. 000 Francs congolais et le plafond à 150.000 CDF par trimestre, dans toutes les écoles publiques.

Ce document attendu depuis un certain temps par non seulement les professionnels de la craie mais également par les parents d’élèves du Sud-Kivu, précise que les frais de scolarité autorisés à être perçu dans les établissements publics sont entre autres : Les frais de fonctionnement, les frais de minerval, les frais de bulletins scolaires, les frais de d’internat et de transport scolaire en commun pour les écoles qui les organisent et ensuite les frais de participation aux épreuves certificatives nationales de fin d’études ou de fin de cycle.

S’agissant de l’école primaire, comme l’année dernière, cette année scolaire 2022-2023, le document précise que l’enseignement primaire reste gratuit, prôné par le Chef de l’État Félix Tshisekedi.

« Les frais scolaires sont définitivement et totalement supprimés pour les classes du cycle primaire des établissements d’enseignement » peut-on lire dans ce document.

Néanmoins, au niveau de l’enseignement maternel et enseignement de base (7 et 8ème), le seuil minimum est fixé à six mille francs et le plafond à cent mille francs congolais par trimestre.

– Concernant l’enseignement secondaire général, le seuil minimum est fixé à six mille francs (6.000 CDF) et le plafond cent et vingt mille francs congolais (120. 000 CDF) par trimestre.

– Pour l’enseignement technique dans la première catégorie, le seuil minimum est fixé à six mille francs (6.000 CDF) et le plafond à cent quarante mille francs congolais (140 000 CDF) par trimestre.

– Pour ce qui concerne l’enseignement technique dans la deuxième catégorie, le seuil minimum est fixé à six mille francs (6.000 CDF) et le plafond à cent cinquante mille francs congolais (150.000 CDF) par trimestre.

« Ces frais seront fixés de commun accord par les parents et les membres du comité de gestion de l’école en Assemblée Générale en présence d’un représentant du pouvoir public, conformément aux réalités socio-économiques du milieu et de l’école. Ils seront perçu par le Chef d’établissement maternel ou secondaire moyennant un reçu attestant la perception desdits frais et seront gérés exclusivement par le comité de gestion » précise l’arrêté.

D’après le Gouverneur, les frais de fonctionnement représentent 10% et ceux d’appui aux besoins des enseignants représentent 90%.

L’autorité provinciale fixe les frais de minerval à mille francs (1.000 CDF) par élève et cela par an dans toutes les écoles maternelles et secondaires publiques et privées agréées. Ils sont perçus par le chef d’établissement dès la rentrée scolaire et sont versés dans le compte du Fonds de Promotion National de l’Éducation et de la Formation (EPNEF).

Ces derniers sont répartis de la manière suivante : 50% pour le compte du FPNEF et 50% pour le compte du trésor public provincial.

– Par an, les frais de bulletin sont fixés à mille francs congolais (1.000 CDF) et cela par élève dans toutes écoles privées et agréées et dans les écoles maternelles et secondaires publiques.

– Les frais d’internat, seront fixés de commun accord entre le gestionnaire ou le promoteur d’école, avec le comité des parents et le comité de gestion en présence d’un représentant d’un pouvoir public, tenant compte des réalités socio-économiques du milieu et de l’école concernée.

Comme les écoles privées agréées sont épargnées de la gratuité de l’enseignement primaire, l’autorité provinciale indique que leurs frais de scolarité seront fixés en Assemblée Générale par leurs promoteurs, en concertation avec les comités des parents d’élèves et en en présence du représentant du pouvoir public.

D’après le Gouverneur, tous les frais non repris par cet arrêté sont réputés illégaux. Il est donc strictement interdit aux chefs d’établissements de percevoir d’autres frais en dehors de ceux cités dans le cet arrêté. Les responsables des écoles sont donc prévenus.

Jackson Luanda Maliyabwana

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