Le double crash en République démocratique du Congo de deux hélicoptères de l’armée ougandaise a fait au moins 22 personnes, a déclaré à Reuters un porte-parole de l’armée congolaise qui a requis l’anonymat, le mercredi 28 septembre. Ces deux hélicoptères militaires ougandais se sont écrasés lundi et mardi dans l’est de la République démocratique du Congo et en Ouganda.
L’armée congolaise attend les précisions de Kampala sur les circonstances exactes de ce double crash. L’armée ougandaise « ne nous a pas encore communiqué les circonstances des crashs », a précisé à Reuters ce porte-parole de l’armée qui ajoute « qu’il s’agit de deux hélicoptères. On parle pour l’instant de 22 morts ». L’un des accidents s’est produit lundi près du village de Boga, dans la province congolaise de l’Ituri, et l’autre dans la zone frontalière de Kabarole, en Ouganda, mardi, a-t-il déclaré.
Le premier hélicoptère s’est écrasé lundi 26 septembre, au-dessus du village de Boga, au sud de la province d’Ituri. Tandis que le second est tombé dans la zone frontalière de Kabarole, dans la ville de Fort Portal City, du côté Ougandais. Trois soldats congolais sont morts dans le premier accident, a indiqué l’agence, citant une source militaire, mais sans préciser s’ils étaient dans l’hélicoptère ou au sol, ajoutant que la source a refusé de commenter au nom de l’Ouganda avant les consultations entre les deux pays.
Pour le média Ougandais New Dally Monitor, l’hélicoptère Mi-17 qui est principalement utilisé pour le transport, l’évacuation médicale et les déplacements VIP, venait de livrer des vivres aux troupes engagées dans l’opération « Shujaa », [ndlr : opérations impliquant les Fardc et Updf dans la traque des ADF] lorsqu’il a chuté et explosé au décollage. Il cite comme source, le général de brigade Félix Kulayigye, le porte-parole de l’armée Ougandaise.
L’instructeur-pilote impliqué dans l’incident de lundi a été nommé à titre posthume de nationalité ukrainienne Yury Vyshykvy et est décédé sur le coup tandis que le pilote ougandais, le capitaine Patrick Arinaitwe, et cinq autres membres d’équipage ont subi des blessures diverses.
Les victimes et les décès ont été transférés à l’hôpital militaire de Bombo à l’extérieur de Kampala, a déclaré une source de la State House informée sur la question sous couvert d’anonymat, citant la sensibilité de la question.
Le média affirme que l’accident de la RDC s’est produit trois jours après qu’un hélicoptère d’attaque Mi-24 s’est écrasé samedi sur la maison d’une femme âgée à Fort Portal City, dans le district de Kabarole, soulevant des problèmes de sécurité pour un service important de l’armée.
Les conclusions préliminaires attribuent le crash dans l’ouest de l’Ouganda à des erreurs techniques. Ce journal comprend que l’équipage de l’hélicoptère malheureux avait été spécialement formé pour piloter le Mi-28, la dernière et la plus moderne acquisition de puissance de feu de l’Ouganda dans le ciel.
Selon des sources bien informées, trois des hélicoptères de l’UPDAF s’étaient envolés vers Fort Portal en formation, avant qu’un ne tombe du ciel. Les deux autres ont atterri avec succès.
D’autres sources, selon le média Ougandais, ont déclaré que l’hélicoptère Mi-17 n’avait pas atterri du premier coup au Congo parce que la zone d’atterrissage d’hélicoptère dégagée, ou HLZ, au sol était plus petite que la zone recommandée de 50 mètres sur 50.
En rappel, la RDC et l’Ouganda mènent depuis maintenant plusieurs mois, des opérations conjointes à l’Est du pays, notamment à dans le territoire de Beni contre les rebelles d’Allied Démocratic forces ADF, un groupe terroriste d’origine ougandaise.
Article tiers, Lesvolcanews.net
RDC : Au moins 22 militaires FARDC et UPDF décèdent dans les crashs de deux hélicoptères de l’armée ougandaise
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