Dans la perspective des manifestations Anti-Monusco et d’indignation à la détérioration du tissu sécuritaire dans la région orientale de la République Démocratique du Congo, quelques jeunes possédant des identités douteuses se sont décidés de barricader plusieurs artères prioritaires depuis le matin de ce vendredi 12 août 2022 à Butembo (Nord-Kivu), sous état de siège.
En effet, les personnes qui manifestent leur désarroi face au maintien de l’ordre intimé par les services de défense et de l’ordre, ont incendié le bureau de la Police nationale Congolaise (PNC) de Kangote et une jeep des services de sécurité a été complètement incendié par certains pyromanes dans le fil indien des manifestants.
Toutefois, l’armée dresse un bilan provisoire qui indique un tableau tellement alarmant d’au-moins 5 policiers tués, 3 Jeeps de la Police incendiées ainsi que 8 armes récupérées par la population.

Concernant ces actions vertigineuses, aucun leaders de la synergie des groupes de pression et des mouvements citoyens n’est pas encore exprimé jusque-là cependant, certaines opinions révèlent que la couche juvénile de cette partie potentielle du Nord-Kivu, exige la substitution imminente du porte-parole des FARDC dans opérations Sokola1 le capitain Antony Mwalushayi, relativement à ces propos tenus dans l’une des émissions de radio okapi (du système des Nations-Unies), quelques heures après l’évasion carcérale à la prison centrale de Kakwangura où près de 800 détenus s’étaient complètement évadés.
Pendant ce temps, le trafic sur le tronçon Beni-Butembo est finalement suspendu de manière temporaire, en attendant le rétablissement de l’ordre public. En ville de Butembo l’on signale des blessés par arme à feu dont les civils et quelques policiers. Une situation qui engendre tout de même la paralysie des opérations socioéconomiques.
PAUL ZAÏDI

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