S’inspirant du message couplé à l’aide humanitaire d’urgence de la part de madame Gentille Kasivita lors de la journée internationale des droits de la femme célébrée le 08 mars au rendez-vous annuel, cette vaste campagne est lancée dans l’orphelinat Tukinge Yatima en étroite collaboration avec certains psychologues spécialistes en sociologie.
En effet, lorsqu’un enfant perd un de ses parents à cause de la guerre asymétrique qui se vit à l’Est de la République Démocratique du Congo, un soutien axé sur le travail de deuil l’aide à surmonter le traumatisme de la perte, mais lorsque l’enfant est à la fois pauvre et orphelin, ses chances d’avoir une vie épanouie sont réduites de manière significative.
Ayant constaté des niveaux élevés de détresse psychologique parmi les orphelins de l’orphelinat Tukinge Yatima installé dans le quartier Congo-ya-sika et tenant compte de l’exhortation de la fondation Gentille Kasivita transmis le mardi dernier par M. Kambale Sibiri Kizito aux locataires de l’orphelinat Tukinge Yatima, madame Des anges Maliro responsable de cet établissement humanitaire, planifient les interventions psychologique pour améliorer leur bien-être mental, pour diminuer le traumatisme.
C’est par cet idéal qu’elle a lancé samedi 12 mars 2022, la campagne dénommée “Être orphelin n’est pas une maladie”. Pour elle, être confronté à la perte d’un parent est déjà suffisamment difficile, mais regarder mourir un parent, s’adapter à une nouvelle famille, faire face à la stigmatisation et à une situation économique qui empire rendent le soutien psychologique d’autant plus important.
Près de trois cents orphelins hébergés dans l’orphelinat Tukinge Yatima, 70% d’enfants sont scolarisés dans plusieurs écoles du centre scolaire de Kasindi à travers les aides des personnes de bonne volonté, en guise de donner l’espoir à l’intérêt de leurs vies pour une utilité au sein de la société congolaise. Malgré cette bienfaisance, les besoins sont toujours disponibles en terme d’aides financières pour le bien-être de cette catégorie d’enfants.
Paul Zaïdi

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