Beni : le vedettariat sexuel prime sur la féminisation du métier de journaliste à Kasindi

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Depuis 2015, la parole des femmes s’est peu à peu affirmée dans l’espace médiatique de la cité frontalière de Kasindi-Lubiriha. Dans la perspective d’en finir avec la sous-représentation des femmes dans les médias et mieux refléter la réalité de la parité.

En 2018, la parole féministe s’est fortement propagée dans l’espace radiophonique des radios communautaires à l’instar des ; “RTGB, Raso-Fm et Ishango Fm-Tv”, loin d’être un épiphénomène, cette affaire a mis donc au jour des logiques structurelles d’organisation du travail dans les différentes rédactions.

En 2022, la cité compte au total six organes de presse cependant, la féminisation ne veut pas dire totale égalité et parité. Des hiérarchies, des clivages, des stéréotypes genrés perdurent. Mais les femmes journalistes se sont emparées de leur cause.

En tous cas à l’œuvre au quotidien, les voix féminines sur les ondes des radios de Kasindi attirent l’attention des auditeurs envoûtés et malveillants qui se cassent à mille morceaux pour abuser sexuellement les femmes journalistes qui par conséquent, certaines d’entre elles se laissent emporter par l’influence pécuniaire des hommes d’affaires qui opèrent à la frontière entre la République Démocratique du Congo et l’Ouganda.

Cette situation constitue un véritable obstacle des jeunes filles qui désirent embrasser la profession du journalisme, la crainte de leurs parents est liée à l’allure de la sexualité irresponsable qui s’illustre dans l’environnement médiatique de cette partie du secteur de Ruwenzori au Nord-Kivu.

Toutefois, cette tendance de la féminisation est aussi une source d’inquiétude dans les foyers, plusieurs époux des femmes journalistes s’opposent à la continuité de la profession, avec l’intention délibérée de minimiser le risque permanent lié à l’infidélité conjugale. Et donc aujourd’hui, les femmes qui exercent le journalisme à Kasindi ne sont pas forcément mariées.

Au finish, dans tous les organes de presse de Kasindi-Lubiriha, les postes décisifs sont largement occupés par les hommes et ce là, au regard d’une faible endurance que les femmes manifestent dans l’exercice du métier.

Paul Zaïdi

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