La journée internationale de lutte contre le recrutement et l’utilisation des enfants dans les groupes armés, journée dite « Mains Rouges », est célébrée le 12 février de chaque année.
Dans une interview accordée à lesvolcansnews.net ce samedi 12 Février 2022 en marge de la commémoration de cette journée, le chargé de monitoring au Sein du Parlement d’enfants en province du Nord-Kivu, une centaine d’enfants ont été séparés en 2021 des groupes armés par les acteurs de protection d’enfants en situation de conflits armés.
D’après Ibrahim Muhamed, le territoire de Rutshuru a été le territoire d’où est provenu le plus grand nombre d’enfants issus des groupes armés. Estimant que le défi reste encore au sein des groupes armés où on continue à enregistrer des cas de recrutement et utilisation d’enfants, ce chargé de Monitoring au PARDE, s’est réjouit que les FARDC n’aient plus des enfants dans leurs rangs depuis la vérification de l’ONU en 2017
“Au parlement d’enfants nous menons des sensibilisations dans toutes les contrées de la province, raison pour laquelle il y’a des avancées et de p si nous essayons de voir les estimations, notre chiffre avoisine une centaine. Ces derniers temps vraiment c’est notre territoire de Rutshuru là où nous avons enregistré plus de cas des enfants issus des groupes armés”, a fait savoir Ibrahim Muhamed.
Une fois séparés des groupes armés, ces enfants sont enregistrés et envoyés aussi à la division provinciale des affaires sociales pour leur encadrement, un encadrement malheureusement qui est loin de rencontrer totalement leurs desideratas.
“Le parlement enfants ne travaillent pas seul par rapport à la situation des enfants issus des groupes armés. Au niveau du parlement d’enfants, nous les enregistrons et puis nous travaillons avec la Division des affaires sociales qui les envoient à son tour vers les centres d’encadrement et après ils seront intégrés dans leurs familles mais cela reste encore insignifiant” a-t-il renchérit
Pour palier à cette situation, Ibrahim Muhamed qui pense que la situation sécuritaire précaire et volatile est à la base d’un enrôlement à grand échelle de ces enfants appellent les autorités congolaises à trouver des solutions durables à cette question sécuritaire pour qu’on arrive à “zéro enfant soldat” dans un plus bref délai en province du Nord-Kivu qui est sous le joug des groupes armés depuis plus de trois décennies maintenant.
Notons que les enfants mêlés à des conflits armés sont régulièrement confrontés à des événements émotionnellement et psychologiquement douloureux, tels que la mort violente d’un parent ou d’un proche, la séparation d’avec leur famille, le fait d’avoir vu des êtres chers tués ou torturés, l’éloignement de leur foyer et de leur communauté, l’exposition aux combats, aux bombardements et à d’autres situations mettant leur vie en danger.
Victoire Muliwavyo

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