L’Institut national de santé publique a publié une nouvelle mise à jour sur l’épidémie d’Ebola en RDC la nuit du 14 au 15 juillet 2026. Selon le tableau officiel du Gouvernement, le cumul des cas confirmés dans les 5 provinces touchées atteint désormais 2 011 cas. Le cap des 2 000 cas est franchi, ce qui confirme la circulation active du virus. L’INSP précise que ces chiffres ont été réactualisés après le nettoyage et l’harmonisation de la base DHIS2.
La pression sur les structures de santé reste forte. 753 patients sont actuellement en isolement ou hospitalisés dans les centres de traitement. Les équipes médicales, avec l’appui des partenaires, assurent la prise en charge clinique, la nutrition et le soutien psychologique. L’isolement précoce demeure essentiel pour couper la chaîne de transmission.
Côté guérisons, 366 personnes sont cumulativement sorties guéries depuis le début de l’épidémie. Chaque sortie est une victoire pour les soignants et les communautés. Les survivants bénéficient d’un suivi post-Ebola avec consultations et accompagnement psychosocial. Leurs témoignages aident aussi à lutter contre la stigmatisation.
Le bilan humain reste lourd. Le nombre cumulé des décès est de 754. Le taux de létalité global est de 37,5 %. Ce taux rappelle l’importance d’une consultation rapide. Les nouveaux traitements augmentent les chances de survie quand la prise en charge est précoce.
L’INSP suit aussi de près le taux de suivi des contacts : 67,4 %. Il s’agit d’identifier et surveiller pendant 21 jours les personnes exposées. Ce taux montre des efforts sur le terrain, mais un tiers des contacts échappe encore au suivi. Dépasser 80 % est crucial pour contrôler l’épidémie.
Ces données ne sont pas brutes. Elles viennent d’un travail de consolidation entre les zones de santé, les laboratoires et les centres de prise en charge. L’harmonisation DHIS2 vise à éviter les doublons et à donner une image plus fiable. Cela explique parfois les ajustements entre deux bulletins.
La riposte du Gouvernement repose sur 5 axes : surveillance, vaccination ciblée, prise en charge, communication et mobilisation sociale. La campagne « STOP EBOLA » est maintenue. En cas de symptômes suspects, il faut appeler le 151. L’appel est gratuit et déclenche l’intervention des équipes rapides.
Au-delà des chiffres, la vigilance doit rester. Avec des cas dans 5 provinces, la mobilité, les pratiques funéraires et certaines réticences freinent encore la riposte. L’implication des chefs coutumiers, leaders religieux et associations est indispensable. Chaque citoyen doit adopter les gestes barrières.
Enfin, cette publication s’inscrit dans une démarche de transparence. En diffusant des données régulières, le Gouvernement et l’INSP permettent à tous de suivre l’évolution. Chaque guérison et chaque contact suivi nous rapproche de la fin de l’épidémie.
Nickson Manzekele

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