Sud-Kivu : 98%, c’est le taux de réussite de la journée ville-morte contre la venue de la police rwandaise à Goma (Sociv-Sud-Kivu)

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Après la ville de Goma, la semaine passée, c’était au tour de l’ensemble de la province du Sud-Kivu de manifester contre une éventuelle intervention de la police rwandaise, à Goma notamment, pour sécuriser les congolais. La société civile, forces vives, parle d’une réussite à 98% dans les villes, cités et localités du Sud-Kivu.

‘’Le bureau de coordination de la société civile remercie et félicite vivement toute la population du Sud-Kivu en général, tous les 8 territoires, toutes les trois communes, je cite ici les territoires de Fizi, Mwenga, Shabunda, Uvira, Walungu, Kabare, Kalehe et Idjwi, la commune d’IbaKIUUYnda, la commune de Kadutu, Bagira, la ville de Kamituga, la ville de Baraka, tous ceux-là qui ont accepté de respecter le mot d’ordre de la province morte ou la ville-morte’’, déclare Adrien Zawadi, président de la société civile du Sud-Kivu.

Les forces vives ont une raison de féliciter la population, souligne l’activiste. ‘’Nous disons félicitation parce que le peuple gagne toujours. La manifestation d’aujourd’hui a réussi à 98% et nous disons que c’est un message fort que la population a lancé aux autorités, elles qui disent que c’est le peuple d’abord, alors si c’est le peuple d’abord il est temps d’écouter ce que veut le peuple’’, explique Adrien Zawadi.

Le Rwanda et l’Ouganda, les bourreaux d’hier, ne peuvent pas pacifier le Congo !

Il s’agit d’une conviction de la société civile du Sud-Kivu. ‘’Nous rappelons ici que notre pays peut ou aurait signé des accords qui rameraient la police rwandaise chez nous pour soi-disant nous sécuriser. Nous rappelons que le Rwanda est parmi les pays qui ont amené beaucoup d’insécurité au Congo et qu’il n’est pas question que nos bourreaux d’hier soient aujourd’hui ceux qui vont nous protéger. Et donc, la population a dit non à cela et il faut que le gouvernement puisse revoir sa copie’’, déclare Adrien Zawadi.

Les forces vives du Sud-Kivu recommandent aux autorités d’outiller plutôt les forces de sécurité congolaises pour qu’elles remplissent bien leur mission. ‘’Nous souhaitons que notre gouvernement puisse équiper notre police, notre armée et les autres services de sécurité et ils seront à même de nous sécuriser que ces étrangers et les autres’’, conclut, le président de la société civile du Sud-Kivu.

Frédéric Feruzi

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