Le numéro en question c’est le 089 243 213 2. Il est le fruit d’une réunion des représentants des organisations de défense des droits des femmes des médias, à Kinshasa.
“Les violences sexuelles et basées sur le genre sont une réalité dans les médias quoique les victimes ne les dénoncent jamais officiellement. Les femmes subissent des violences de toutes sortes, nombreuses travaillent sans salaires, d’autres sont victimes des écarts salariaux, travaillent sans contrat ni promotion”, fait savoir Rose Masala de l’Ucofem.
L’activiste explique que cette situation est source des VSBG. ” Toute cette précarité ouvre la porte aux VSBG notamment le harcèlement sexuel en milieu professionnel”, dit-elle.
La création du numéro vert a été rendue possible grâce à un plaidoyer de l’Ucofem aux côtés d’autorités judiciaires et policières.
“Nous nous engageons à ouvrir désormais des procès publics contre tous les cas de VSBG qui seront signalés dans les médias. Également, on accordera dans la mesure du possible à toutes les victimes l’accompagnement nécessaire durant tout le processus”, annonce l’Ucofem.
Elle appelle les responsables des médias à veiller au bon climat de travail dans leurs organes respectifs et à appliquer sans complaisance la législation en vigueur en milieu professionnel.
La rédaction

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