Genre dans les universités : à part le maquillage et les mèches, les étudiantes peuvent aussi diriger

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Lors d’une table-ronde à l’initiative de la conférence des chefs d’établissements supérieurs et universitaires, ce samedi 13 novembre, à la salle de l’ISAM, à Goma, les étudiantes ont pu découvrir qu’elles valent plus que ce qu’elles pensent. Les interventions des panélistes étaient directes, franches et catégoriques.

La conférence des chefs d’établissements supérieurs et universitaires souhaite visiblement en finir avec les blocages d’origine sociologique à l’émergence de la femme dans le secteur de l’enseignement supérieur et universitaire, à Goma. Pour le professeur Muhindo Muganda, la prise en compte d’un leadership féminin soutenu et structuré ne va pas tarder à nous apporter du développement en RDC.

Un certain nombre de panélistes de milieux universitaire et associatif mais aussi des étudiants ont pris la parole pour débattre du thématique genre dans les institutions supérieures et universitaires. Tous étaient presque unanime pour souligner le constat amer que ce domaine de la science où la question de la représentativité de la femme est censée traitée se trouve curieusement encore sous l’influence traditionnelle qui tend à chosifier la femme et à l’écarter des instances décisionnelles.

Nouvelle directrice générale de l’institut supérieur du commerce à Goma (ISC), la professeure ordinaire Honorine Habimana fournit le cas illustratif de son institution. A l’ISC, elle est la seule femme membre du comité de gestion alors que d’autre part, il n’existe que 2 femmes parmi les nombreux chefs de sections de l’ISC et 4 femmes parmi les 74 CP et CPA.

De la femme traditionnelle à la femme qui prend conscience

Quoi que les universitaires se mettent d’accord pour reconnaitre qu’il y’a trop peu de femmes parmi les personnels académiques et scientifiques, peu de filles qui distinguent et peu d’étudiantes distinguant qui sont faites enseignantes, ils reconnaissent aussi que les femmes doivent fournir des efforts à leur niveau sans attendre toujours des intégrations ou nominations de faveur.

Cette perception a été défendue notamment par la professeure Honorine Habimana de l’ISC et la présidente du conseil d’administration de l’université internationale de technologie, Christine Musaidizi. Cette dernière va jusqu’à dénoncer les offres des ONG qui soulignent que les candidatures féminines sont encouragées. C’est une façon de ne pas stimuler les femmes à se former et à combattre à arme égale avec les hommes.

La professeure Honorine invite de son côté les femmes à mériter les promotions qu’elles cherchent. Expert en genre, Jules qui étaient dans la salle a précisé que la représentativité de la femme dans les institutions c’est d’ailleurs leur droit.

Toutefois, au-delà des efforts à faire pour mériter leur intégration, les femmes ont besoin des modèles. C’est quelque chose qui manque à plusieurs jeunes filles notamment, fait observer M. Christine Musaidizi. Elle encourage par conséquent la société à les aider à les trouver. Elle se félicite au passage qu’elle ait représenté un modèle pour plusieurs étudiantes de son institution qui passent le lui avouer.

Initiatrice du magazine d’information ‘’Esthy Magazine’’, Esther Luvaho est l’une de rares jeunes filles à constituer déjà un modèle d’entrepreneur femme, à Goma. Lors de son intervention, elle a expliqué aux étudiantes l’opportunité de passer du niveau de se contenter de leur maquillage, leur beauté à celui d’utiliser leur potentiel reçu de Dieu pour être plus utile à la société. Elle a fait remarquer qu’une femme dévient plus belle dès qu’au-delà de ses mèches et son maquillage, elle se sert de son cerveau ou ses compétences pour servir sa société.

Frédéric Feruzi

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