Dossier Kifende : sa famille exige l’accélération des enquêtes pour que lumière soit faite sur ce dossier

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Apres rendez-vous raté du vendredi dernier, c’est en principe ce lundi 1er novembre 2021 que les membres de la famille du regretté Kifende Sikuti Mudeyi qui militait pour être reconnu comme vrai chef de groupement Munigi en territoire de Nyiragongo devraient être fixés sur l’évolution des enquêtes non seulement sur l’assassinat de leur fils Mudeyi Kifende Sikuti mais aussi sur l’évolution de leur demande formulée aux autorités pour reconnaître cette famille comme l’ayant droit du pouvoir coutumier à la tête de ce groupement situé juste au nord de la ville de Goma, malheureusement ce lundi aussi, ils n’ont pas pu se voir avec l’autorité territoriale de Nyiragongo qui était empêché par d’autres charges de l’État.

C’est dans cette optique que dans une déclaration ce mardi 2 novembre 2021, les membres de la famille Kifende ont demandé aux autorités “d’accélérer” le processus des enquêtes afin d’être fixés dans un bref délai sur leur sort par rapport à ce dossier.

D’après, Mustapha Banyungu, rapporteur adjoint de la dite famille, sa famille ne pourra procéder à l’enterrement de leur fils qu’après les résultats des vraies enquêtes, pour lui, les autorités ont donc le devoir d’accélérer les enquêtes pour permettre ainsi cet enterrement.

Par ailleurs, la famille Kifende rejette l’hypothèse selon laquelle, leur fils avait été tué parce qu’il entretenait une milice comme cela avait été communiqué premièrement par les forces de sécurité.

On n’avait pas trouvé Sikitu Kifende avec ni arme ni quoi que ce soit pouvant prouver l’existence d’une milice. Sikitu Kifende, le jour de son assassinat en plein jour, avait seulement son bâton ainsi que son chapeau de coutume et il était entouré par ses enfants et quelques membres de la famille. Comment se fait-il que quelqu’un soit disant qu’il avait une milice allait accepter d’exploser sa femme, ses enfants ainsi que d’autres membres de la famille qui l’entouraient ce jour là ?. Donc nous refusons et dénonçons cette manipulation dans l’opinion publique” a fait savoir Mustapha Banyungu.

Pendant ce temps, le deuil se tient dans la famille, dans la parcelle qui a vu naître le regretté Mudeyi Kifende Sikuti. Outre cela, les membres de la famille du regretté Kifende, exigent aussi la libération de tous les membres de sa famille estimé au nombre de 17, qui ont été arrêtés dans ce dossier.

Nous, notre déclaration que nous sommes avec ici au bureau de L’administrateur du territoire, c’est pour faire le suivi en rapport avec notre lettre que nous avons envoyé ici hier. Dans notre lettre, nous avons montré à l’administrateur que les autorités puissent d’abord reconnaître et installer le successeur de Mudeyi Kifende que notre famille a choisie, à la personne de Mutumishi Kifende. Une fois installé c’est maintenant que nous pourrions songer à enterrer ceux là qui nous ont quittés. Au fait c’est ça notre décision pour l’instant mais aussi que tous ceux là qui sont arrêtés, qu’ils soient aussi libérés parce qu’ils y sont pour rien” a déclaré pour sa part Erabi Kifende, porte parole de cette famille.

Par ailleurs la famille Kifende dit compter sur le bon aboutissement et dans un plus délai des enquêtes faute de quoi, elle pourra engager d’autres actions de plaidoyer dans la but toujours de se trouver gain de cause à ses revendications.

Pour rappel, Mudeyi Kifende Sikuti, a été tué tôt le matin de vendredi dernier 22 octobre 2021 dans son palais royal qu’il venait d’installer à Bushara, l’un des village du groupement Munigi et à partir d’où il venait la veille de s’auto-proclamer, Vrai Chef de groupement ayant droit de Munigi. C’était lors des altercations qui avaient eu lieu entre les adeptes de Kifende et les forces de sécurité qui portaient une réquisition visant le deguerpissement de Kifende dans un bureau parallèle qui venait d’installer déjà dans le village de Bushara et où il devrait procéder à la nomination de ses chefs de villages et localités, malheureusement. Alors que les sévices de sécurité voulaient l’arrêter pour l’audition, ils s’étaient buté à une résistance armée et c’est durant ces accrochages que le Mwami Kifende Sikuti s’en était vu tué, avait expliqué l’administrateur adjoint du territoire de Nyiragongo à la presse.

La rédaction

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