La taxe dite “RAM” instaurée depuis quelques mois en RDC a fait débat à l’assemblée nationale ce mercredi 29 septembre, au cours d’une plénière convoquée pour son évaluation.
En effet, après l’intervention du Ministre de PT-NTIC qui a vanté la nécessité de cette taxe que le gouvernement perçoit aux citoyens congolais via la téléphonie mobile jusqu’à révéler que cette taxe a aussi contribué à la mise en oeuvre de la gratuité de l’enseignement avec une fourchette de 25 millions de dollars, plusieurs élus du peuple ne sont pas restés indifférents face à cette taxe que nombreux ont qualifiée d’illégale et d’inopportune.
C’est comme par exemple le député Josué Mufula qui voit en cette taxe un joug de plus qui taraude les esprits de ses concitoyens congolais dont le revenu mensuel reste très faible.
Pour cet élu de la ville de Goma intervenant du haut de la chair de l’assemblée nationale, non seulement cette taxe est “loin de rencontrer le slogan politique le peuple d’abord” mais aussi elle pousse à faire penser qu’il existe tout un monde entre “le dire et le faire” dans le pays de Lumumba.
“Peut-on comprendre que dans un pays comme le nôtre où la Communication est encore un luxe qu’on rajoute une telle contrainte ? Peut-on imaginer qu’on soutire le peu de crédits à un étudiant qui vivote loin de ses parents soi disant pour lui faciliter l’accès gratuit à l’internet WIFI ? Il faut le dire sans ambages, Honorable Président, cette taxe RAM est tout simplement l’escroquerie de l’épargne de nos pauvres populations,” a declaré le Député Josué Mufula.
Ceci arrive alors que les sinistrés de la dernière éruption volcanique de Nyiragongo sont descendus dans la rue ce même mercredi à Nyiragongo car estimant qu’ils sont totalement abandonnés à leur triste sort par les autorités gouvernementales. Au delà de son inopportunité et sans fondement juridique, cette taxe pourrait être tolérable si elle servirait à assister considérablement ces “électeurs” de Goma ayant été victimes de l’éruption volcanique du 22 Mai dernier et qui sont sous le joug des intempéries dans des hangars, pense cet élu de Goma.
“Peut-on imaginer un instant qu’on impose une telle taxe aux sinistrés du volcan Nyiragongo situés par exemple à KISOKO dans le Quartier KATOYI à Goma, lesquels sont abandonnés jusqu’aujourd’hui et se battent pour survivre,” s’est-il étonné.
La sécurité des habitants de la ville de Goma en particulier et ceux du Nord-Kivu en général étant l’une des priorités que s’est assigné le gouvernement congolais dit “des warriors”, le Député Josué Mufula aurait pu comprendre et soutenir une telle taxe, si et seulement si elle avait par exemple pour mobile la création des ressources extra-budgétaires en vue de soutenir les forces armées et services de sécurité surtout en cette période où quelques régions de la République Démocratique du Congo sont sous état de siège, un caractère, malheureusement que cette taxe n’a pas.
“Distingués membres du Bureau, honorables députés et chers collègues. Je suis sur cette tribune non pas pour prêcher l’incivisme fiscal, mais plutôt pour insister sur l’inopportunité de la taxe RAM instaurée depuis quelques mois dans notre pays,” a-t-il fait savoir.
Notons qu’après élément de réponse à l’issue de cette plénière de mercredi 29 septembre 2021, le bureau de l’Assemblée nationale a accordé au Ministre Augustin Kibasa du PT-NTIC, un moratoire de 48h pour lui permettre de réunir tous ses moyens de défense estimant qu’il n’a pas rencontré la satisfaction de la majorité des élus du peuple. Le député Josué Mufula, élu de Goma, insiste sur l’annulation de cette taxe dite “RAM”
Victoire Muliwavyo

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