Une lettre que la thématique ‘bonne gouvernance’ de la société civile du Nord-Kivu adresse au chef de l’Etat rappelle des soucis que le personnel de l’observatoire volcanologique de Goma (OVG) rencontre malgré les nombreuses promesses d’appui qu’autorités et partenaires humanitaires ont formulé après l’éruption du 22 mai dernier.
La lettre date du 29 juillet mais curieusement elle n’a pas toujours généré d’effet. La thématique Bonne Gouvernance de la société civile du Nord-Kivu y réclame l’implication personnelle du président de la République dans la gestion de l’OVG.
Cette lettre cosignée par 13 organisations de droits de l’homme qui se joignent à la thématique Bonne Gouvernance évoque les défis d’ordre technique, scientifique et socio-économique qui ne facilitent pas la bonne surveillance des volcans Nyiragongo et Nyamulagira. C’est un risque pour les intérêts et la vie de la population de la ville de Goma et de la région, fait observer la thématique.
Lors de son analyse du travail de l’OVG en juillet qui a abouti à la production de cette lettre en direction du chef de l’Etat, la société civile a constaté quelques trois éléments positifs qui ne sauraient pas tenir un bras de fer avec les difficultés que connait l’OVG, malgré toutes les déclarations de bonne intention des autorités après l’éruption récente.
Comment bien surveiller 2 volcans avec toutes ces faiblesses ?
C’est une question que l’on se pose naturellement après avoir lu les 7 principaux problèmes qui gangrènent l’OVG, identifiés par la société civile et présentés par Etienne Kambale (Team-Leader de la thématique Bonne Gouvernance) à la presse ce 19 aout, à Goma.
Il y’a entre autres l’insuffisance des outils adaptés et modernes de la surveillance des volcans Nyiragongo et Nyamulagira, l’existence de plus de 300 chercheurs dont certains sont soupçonnés d’être des pseudos, l’insuffisance des moyens financiers, logistiques et personnels qualifiés pour observer les volcans, l’existence d’un conflit lié à l’accès aux salaires des travailleurs avant l’arrivée de la nouvelle équipe dirigeante mais aussi l’hésitation de certains partenaires à appuyer l’Ovg en raison surtout du non-paiement des salaires, la pléthore des agents dont la qualification est mise en doute pour certains, ce qui fait que d’éventuels partenaires craignent que leur fonds ne servent de manière orthodoxe.
Les activistes de la société civile souhaitent que le président de la république trouve une solution à ces problèmes pour espérer que l’Ovg produise le travail que l’on attend de lui. Dans leur correspondance, ils associent par ricochet une recommandation à chacune de ces difficultés que connaissent les scientifiques de l’Ovg.
Le gouvernement doit accompagner le chef de l’Etat dans ce travail. La société civile l’invite entre autres à doter l’Ovg, comme le président l’avait fait, des véhicules et d’autres matériels nécessaires pour améliorer ses conditions de surveillance de deux volcans du nord de Goma, en province du Nord-Kivu, dans l’Est de la RDC.
Frédéric Feruzi

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