Il s’agit d’un cadre qui se constitue en forum multi-acteurs en vue de promouvoir la gouvernance locale ouverte et jouer le rôle d’interface entre la population et les autorités urbaines, municipales et locales.
Le cadre institué ce 10 juillet, à Goma, fait suite à une formation des agents de la mairie, des cadres de base et des membres de participation citoyenne et en engagement citoyen. La formation a été organisée par le programme urbain de développement, avec l’accompagnement de la Caritas-Développement.
Une semaine après, la mairie rend public un arrêté qui crée un cadre de concertation et de participation citoyenne au niveau urbain (CUCPC), communal (CCPC) et aux niveaux du quartier (CLCPC) et de l’avenue (CBCPC).
Chacun des cadres est en réalité un espace de concertation entre la population et les pouvoirs publics urbain, municipal et local. Pour se démarquer des structures locales de coordination des actions humanitaires et de développement qui existent à Goma, le cadre de concertation et de participation citoyenne (CCPC) va se charger particulièrement de la promotion de l’engagement citoyen.
Chaque CCPC est composé d’un comité permanent et de trois commissions dont une commission budget participatif, une commission de mobilisation communautaire et du volontariat, et enfin une commission du contrôle citoyen. Une commission est composée de 10 membres qui sont issus de différentes couches sociales.
Les missions du CCPC
Les missions attribuées au CCPC sont entre autres d’identifier en collaboration avec les structures locales de coordination des actions humanitaires (CPD, CLPD, CPDQ) et d’autres acteurs de la société civile selon les cas, les problèmes touchant la participation citoyenne et proposer des solutions idoines ; – instaurer les espaces réguliers de dialogue et les cadres de concertation entre les acteurs de la société civile et les autorités concernées ; – mener des campagnes de sensibilisation et de mobilisation sociale y compris sur l’éveille de la conscience citoyenne ; – collecter les informations nécessaires sur la gestion de l’entité auprès des autorités compétentes, les vulgariser et les diffuser auprès de la population ; – appuyer les autorités urbaines, municipales et locales dans l’exécution des actions de développement dans leurs entités respectives ; – plaider auprès des décideurs pour inscrire les processus participatifs dans le cadre juridique et politique existant ; – organiser ensemble avec d’autres acteurs des tâches communautaires hebdomadaires à travers l’approche volontariste en vue de l’émergence des dynamiques de comportements citoyens centrés autour du maintien pérenne des équipements publics réalisés par le gouvernement tant national que provincial, la mairie, les partenaires techniques et financiers et les communes ;- transmettre à l’échelon supérieur les problèmes non résolus à leur niveau.
Des attributions précises du CCPC
D’entre ces 18 attributions du cadre de concertation et de participation citoyenne, étalées sur 4 chapitres de l’arrêté de la mairie, faisons remarquer les principales pour chacun de niveaux du CCPC. Au niveau urbain, le cadre se chargera d’accompagner la mairie dans la mobilisation des recettes en vue de lui donner les moyens de sa politique, mener des plaidoyers pour l’instauration des mécanismes favorisant une pratique permanente du budget participatif dans la gestion de la mairie, mais encore appuyer la mairie dans le suivi et évaluation des journées des travaux communautaires obligatoires institués par l’autorité urbaine.
Au niveau communal, le CCPC participera comme tout acteur de la société civile en concertation avec les structures des actions humanitaires et de développement de la commune à l’élaboration du plan local de développement et appliquer les directives provenant du cadre urbain de concertation et de participation citoyenne en rapport avec l’engagement citoyen.
Au niveau des quartiers, le cadre pourra à chaque fois appliquer les directives provenant du CCPC en rapport avec l’engagement citoyen ;- collecter les informations relatives à l’assainissement et à la participation citoyenne ; – organiser des séances d’animation populaire pour le changement de comportement ; – organiser des journées citoyennes, des aventures citoyennes et des tables rondes citoyennes pour non seulement transmettre la culture de la participation aux enfants du quartier dès le plus jeune âge mais aussi échanger avec les habitants tous les trois mois afin de recueillir leurs demandes.
Les ressources pour le fonctionnement de CCPC de tous les niveaux proviendront de participations locales, de dotations volontaires des entités territoriales décentralisées, de l’appui des partenaires et de dons et legs. Le cadre de concertation et de participation citoyenne de Goma est dirigé par Wyvine Bwira qui se fait accompagner de deux autres femmes qui dirigent les CCPC des communes de Goma et Karisimbi. Leurs pouvoirs sont issus d’un vote.
Frédéric Feruzi

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