Nord-Kivu : “Le mauvais encadrement des jeunes rendus est aussi une des causes de l’insécurité” (Hon. Jean Baptiste Kasekwa)

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Dans le cadre de ses vacances parlementaires, le député National Jean Baptiste Kasekwa séjourne dans la ville touristique de Goma depuis l’après midi de ce jeudi 4 Mars 2021.

Dans une interview accordée à la presse à sa descente d’avion, ce député membre de l’Ecide dit être dans sa circonscription électorale de Goma pour restituer ses actions parlementaires à sa base et profiter pour recueillir d’autres préoccupations de la population qu’il pourra acheminé à Kinshasa pour les prochaines sessions parlementaires.

Pour cet élu de Goma, la question sécuritaire du Nord-Kivu et de Goma qui a toujours été prise à la légère par les gouvernants de la RDC, se justifie aussi par le mauvais encadrement et la prise en charge des jeunes issus des groupes armés. Selon lui, au delà des opérations militaires, le gouvernement devrait aussi se pencher profondément sur le programme de démobilisation en ne délaissant pas les jeunes démobilisés.

“Il y a des démobilisés à Mubambiro, à Rumangabo, à Kalunguta et même dans le Sud-Kivu. Tant que ces jeunes là sont délaissés, c’est un volcan plus dangereux que le volcan Nyiragongo. La question sécuritaire de l’Est de la RDC est de moins en moins considérée par ceux qui nous dirigent. Comment comprendre que des jeunes sont en train de quitter volontairement les groupes armés pour démontrer qu’il est possible d’obtenir montrer qu’il est possible d’obtenir l’éradication des groupes armés de manière pacifique, malheureusement deux ans après, la plupart de ces jeunes sont délaissés et d’autres ont retourné dans ces groupes armés,” regrette l’honorable Jean Baptiste Muhindo Kasekwa.

Tout en estimant qu’il y a des questions qui ne peuvent attendre indéfiniment sans trouver des solutions, le député Muhindo Kasekwa Jean Baptiste appelle le nouveau gouvernement qui sera mis en place incessamment à faire de la sécurité de l’Est du pays sa priorité afin de soulager des populations longtemps meurtries par les guerres.

Signalons que depuis 2019, plusieurs jeunes qui oeuvraient dans les groupes ont choisi de déposer les armes, les uns pour servir sous le drapeau national et les autres pour retourner à la vie civile afin de contribuer, éstment-ils, à la paix conformément à l’appel du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, mais c’est leur encadrement ou prise en charge qui a toujours posé problème. Il y a quelques mois, un groupe des rendus cantonnés à Mubambiro avait menacé de retourner en brousse faute d’encadrement.

Victoire Muliwavyo

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