Le Groupe d’Actions pour la Protection de l’Enfant, GAPE, s’inquiète d’une hausse des cas d’enrôlement de mineurs dans les groupes armés depuis le début des grandes vacances scolaires dans le territoire de Walikale, au Nord-Kivu. L’organisation indique avoir recensé 56 enfants ayant intégré des mouvements armés opérant dans la région.
D’après le coordonnateur du GAPE, Bayomba Mishiki, les données collectées montrent que ces enfants se sont rendus volontairement dans ces groupes, même si les circonstances et les motivations de leur départ restent encore à élucider.
“Depuis le début des vacances, nous avons enregistré 56 cas d’enfants enrôlés dans des forces et groupes armés locaux. Nous ignorons encore ce qui les a poussés à faire ce choix, mais nous condamnons le fait que ces groupes les aient acceptés dans leurs rangs,” a-t-il déclaré.
Le GAPE met notamment en cause les groupes armés Uhuru RDC et Raiya Mutomboki, qu’il accuse d’avoir accueilli ces mineurs, en violation des lois congolaises et des conventions internationales protégeant les droits de l’enfant.
L’organisation rappelle que le recrutement et l’utilisation d’enfants dans les conflits armés constituent une violation grave des droits de l’enfant et un crime au regard du droit international.
“Un enfant n’a pas sa place dans un groupe armé. Ces mineurs doivent être libérés sans condition, retrouver leurs familles et reprendre le chemin de l’école à la prochaine rentrée scolaire,” a insisté Bayomba Mishiki.
Cette alerte intervient alors que plusieurs zones de Walikale restent affectées par l’insécurité et la présence de groupes armés. Selon le GAPE, les vacances scolaires, l’absence d’activités pour les jeunes, la précarité des ménages et le contexte sécuritaire fragile augmentent les risques de recrutement des enfants.
Face à cette situation, l’organisation demande la libération immédiate de tous les enfants associés aux groupes armés. Elle appelle également les autorités et les partenaires œuvrant dans la protection de l’enfance à renforcer les mécanismes de prévention, de sensibilisation et de réinsertion afin d’empêcher de nouveaux cas d’enrôlement de mineurs.
La rédaction

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