Il est difficile de tolérer que des élèves ayant été scolarisés éprouvent des difficultés en écriture, surtout quand on sait que le français est la langue officielle du pays, les élèves d’aujourd’hui sont terribles, ils ne savent plus écrire et ils commettent des erreurs grossières. A part quelque uns qui se démarquent, c’est la catastrophe.
“Quand certains élèves écrivent, on a l’impression qu’ils n’ont jamais fait de cours d’orthographe et de grammaire, le comble c’est que même des élèves en classe d’examen et même des étudiants, font des fautes gravissimes par rapport à leur niveau. Quand vous les entendez parler, vous pensez avoir à faire à des brillants élèves, mais quand il s’agit d’écrire, c’est toute autre chose. Cela est déplorable, il faut prendre le taureau par les cornes”, martèle Masika Josephine, éducatrice dans une école publique de la partie Est de la République Démocratique du Congo.
A en croire, le Francophone Rosaire Bakwanye, enseignant de profession au sein de l’Institut Mon Seigneur Grison dans le centre scolaire de Kasindi, si la jeunesse profite pleinement des innovations technologiques, elle se tue à petit feu en bafouant les règles les plus élémentaires de la langue française dans les échanges écrits. Il suffit d’échanger quelques messages avec des élèves ou étudiants pour se rendre compte de la gravité de la situation. Des phrases mal agencées, de graves erreurs de ponctuation, des fautes d’orthographe, de mauvaises abréviations,…
Pour lui, les réseaux sociaux et téléphones portables facilitent la communication au sein de la société, les opérateurs de téléphonie mobile, secteur en plein développement, proposent des SMS gratuits ou moyennant un coût accessible. Idem pour les réseaux sociaux et autres applications mobiles (Facebook, Instagram, Twitter, Viber, Whatsapp, Snapchat…) dont l’utilisation est presqu’entièrement gratuite, désormais, il est très facile d’échanger des SMS entre amis. Malheureusement avec des abréviations tellement ambiguë.
Par exemple : « Bjr chr gspr ke tu va b1n, mwa g pense a twa. Fé mwa signe qd tu e libr ».
Selon ce chevalier de la craie, les élèves ne semblent pas pour autant s’inquiéter de ces lacunes qu’ils trainent.
“En effet, lorsque vous les interpellez sur ce fait, ils vous jettent à la figure cette réplique : « Ce sont juste des SMS. L’essentiel est que notre destinataire comprenne le message ». Mais la réalité est implacable. A force d’adopter un style d’écriture anarchique, ils finissent par acquérir de mauvaises habitudes qui contribuent à leur faible niveau scolaire. Une situation que déplore des nombreux enseignants et éducateurs”, a t-il martelé.
Pour certains animateurs de l’éducation qui ont été abordés par le reporter du site d’information en ligne, lesvolcansnews.net, certaines stratégies devraient être vite mises en place afin d’aider les élèves à s’auto-corriger. Par exemple, des cours d’abréviation devraient être établies dans le cursus scolaire des élèves afin de leur permettre d’abréger correctement les mots. Les élèves peuvent être également sensibilisés sur le goût de la lecture de romans et autres ouvrages scolaires plutôt que de passer leur temps sur les différentes messageries de téléphonie ou de réseaux sociaux.
PAUL ZAIDI

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