Nord-Kivu : Le CIDDHOPE se dit interloqué par les propos du Directeur de l’ICCN et Jean Claude Bambaze sur la radio Okapi

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Le CIDDHOPE condamne de la manière la plus ferme les attaques menées contre les éco-gardes lors de l’accomplissement de leurs missions par les groupes armés sans distinction aucune et contre les civils issus des communautés riveraines par les éco-gardes. Les auteurs, coauteurs ou complices doivent noter avec ferme que tôt ou tard, ces actes criminels ne seront pas impunis.

Dans un communiqué de presse signé par son Secrétaire Exécutif DELYCO Mbambu Nyamwami, le Cercle international pour la Défense de droits de l’Homme, la Paix et l’Environnement dit avoir été interloqué par les propos tenus par le Directeur Général de l’ICCN, lors de l’émission Dialogue entre congolais sur les ondes de la Radio Okapi du 11 janvier 2020, au sujet du décès des éco-gardes dans le parc national desVirunga.

Ce dernier a traité les communautés riveraines du PNVi de complices de l’insécurité qui conduit à la morts de leurs propres fils éco-gardes.

Le Directeur Général de l’ICCN a renchéri que les communautés riveraines sont naïves et qu’elles se font manipuler par les politiciens qui sont à la fois leaders des groupes armés et leurs représentants à l’Assemblée Nationale.

Le CIDDHOPE est sidéré par cette assertion par laquelle le Directeur Général a craché sur la mémoire des victimes civiles kidnappées, dévalisées et tuées, et des éco-gardes tués par les différents groupes armés actifs dans le PNVi ainsi que par certains éco-gardes. Le CIDDHOPE rappelle que les jeunes éco-gardes tués sont issus des communautés riveraines adhérant à l’idéologie de l’ICCN/PNVi grâce à l’instruction de leurs parents. Leurs parents ne les ont nullement envoyés à la formation d’éco-gardes en vue de les faire tuer à Rumangabo, Kilimanyoka et à Kavuhendo. Le DG de l’ICCN devra retirer ses propos désobligeants,” peut-on lire dans ce communiqué de presse.

“Dans la même veine, le chargé de monitoring de l’ICCN/PNVi contre les groupes armés dans le PNVi Monsieur JEAN CLAUDE BAMBAZI semble n’avoir jamais été en mesure de maitriser la cartographie des groupes armés actifs dans le Parc National des Virunga. Il suffit pour s’en convaincre de citer son intervention, suivie par le CIDDHOPE lors de l’émission dialogue entre congolais. Ce dernier n’a cité que le groupe armé MAI-MAI basé à KYANIKA et KAFUNZO, faisant délibérément abstraction de la myriade d’autres groupes armés dont les FPP, NYANTURA sous commandement de Monsieur KATULEVE en coalition avec les rebelles FDLR commandés par Monsieur DANI. Ces groupes NYANTURA et rebelles FDLR sont basés à VUSESA, NYABITALE, NYAMITUITWI, HUMULE, NYAMIGENDO, KILIMANYUKI et à KAVUHENDO où ces 6 éco-gardes ont été tués et l’un blessé. Le CIDDHOPE peine de saisir la portée réelle du discernement sélectif de Monsieur BAMBAZE qui s’est limité seulement à la demande des opérations militaires contre un seul groupe MAI MAI en lieu et place de tous les groupes armés y compris les rebelles FDLR actifs dans le PNVi,” poursuit le même document.

Pour le CIDDHOPE, l’indexation hâtive des présumés auteurs comme auteurs matériels par l’ICCN viserait à assombrir le champ d’enquêtes et n’a autre objectif que de servir un visa de ceux qui sont auteurs vers l’impunité.

Il demande ainsi à la population civile de collaborer avec les autorités étatiques afin de dénicher les responsables de l’attaque contre tous les éco-gardes du Parc National des Virunga ainsi que les autres victimes civiles, continuer à faire usage des méthodes non violentes dans la revendication auprès de l’ICCN/PNVi des droits des communautés riveraines.

Laurent TSONGO TSOKAL

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