Malnutrition au lac-vert : plus de 2000 enfants identifiés, le chef lance un SOS !

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La situation est catastrophique et d’urgence, avoue le chef du quartier lac-vert, dans le sud-ouest de Goma, le chef-lieu du Nord-Kivu.

L’alerte du chef Dedesi Mitima a été donnée vendredi avant d’être reprise, ce lundi 14 décembre. Après un constat de malnutrition, le chef du quartier lac-vert a décidé de mener une enquête qui a abouti à l’identification de 2000 enfants malnutris. Leurs âges varient entre 0 et 12 ans.

Ce n’est que la première phase de l’identification, annonce Dedesi Mitima qui précise que l’ensemble des 15 avenues du quartier lac-vert sont touchées. Dans l’intervalle, il organise la distribution de la bouillie aux enfants malnutris, une fois la semaine, avec l’appui d’une Ong locale.

Toutefois, cela n’est pas suffisant ! Dedesi Mitima lance un cri d’alarme aux humanitaires, aux autorités et aux opérateurs économiques de bonne foi. ‘’Vraiment nous tendons la main à tout le monde de venir en aide aux enfants, pour voir si la jeunesse de demain, on peut la récupérer.’’, appelle Dedesi Mitima qui souligne que son initiative ne dispose d’aucun financement.

L’origine de la malnutrition répandue au lac-vert

‘’Il y’a certaines familles, si vous allez les visiter, vous vous rendez compte qu’elles courent un danger. Les familles sont pauvres !’’, fait observer Dedesi Mitima.

Son quartier est l’un de nouveaux qui ont émergé aux dernières décennies à Goma. Il est pauvre. La plupart des populations démunies comme les déplacés de guerre et ceux de l’éruption volcanique de 2002 s’y sont régulièrement refugiés car les maisons de location et les parcelles sont encore abordables, dans une ville de Goma où le coût de la vie est de plus en plus cher, explique le chef Dedesi Mitima.

Parmi la population du quartier lac-vert figurent également des refugiés venus du Rwanda lors du génocide de 1994. Les déplacés qui s’installent dans cette entité ont tendance à rester définitivement en ville, ce qui fait que la malnutrition est répandue, laisse entendre Dedesi Mitima.

Quand elles arrivent à Goma, les populations déplacées sont souvent déjà dépossédées de leurs économies et vont vivre durant de longues années dans la pauvreté avant de retrouver une certaine stabilité, observe-t-on.

Frédéric Feruzi

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