Nord-Kivu : au moins 3500 enfants sont dans les groupes armés

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C’est Benjamin Asimoni coordonnateur de l’ONG jeunes patriotes consolidateurs de la paix(jpcp) une organisation œuvrant dans la protection de l’enfance qui l’a dit à l’occasion de la célébration de la journée de l’enfant africain. Pour lui, la plupart de ces enfants sont des garçons qui sont utilisés comme boucliers dans les groupes armés au grand nord de la province et la minorité des filles y sont utilisées dans les activités sexuelles par les seigneurs de guerre


“Environ 3500 enfants restent encore dans les groupes armés. La majorité sont des enfants garçons aussi cette minorité des filles mineures enregistrées dans les groupes armés sont beaucoup plus utilisées dans les activités sexuelles “.


Ce nombre qui est resté statique depuis 2016. Benjamin Asimoni estime que les démarches de démobilisation des enfants des groupes armés n’aboutiront pas si les mesures nécessaires ne sont pas prises pour empêcher les autres de s’y enrôler.


Il y’a les enfants qui sont sortis régulièrement de ces groupes mais ce chiffre de 3500 reste statique depuis plus de 3 ans. Aujourd’hui on fait sortir 2 enfants, mais le soir même il y’a des alertes sur la disparition des enfants avec des indices d’enlèvement par les hommes armés ou les milices. »


A Cette journée de l’enfant africain, le monde se souvient des enfants de l’Afrique du sud tués le 16juin 1976 lors des grandes manifestations.

Le gouvernement doit mettre fin au recrutement des enfants dans les groupes armés

L’impact de la covid-19 sur l’application des droits de l’enfant en République Démocratique du Congo, a été le thème de la célébration de cette dite journée de l’enfant africain en l’année 2020 mais ayant pour thème international, accès à un système de justice adapté à tous les enfants en Afrique.

Lors d’un café de presse tenu ce mardi 16 juin 2020 au parlement d’enfant en ville de Goma, la présidente du parlement, Mademoiselle Vanessa Kilandji, a déploré la situation actuelle par rapport aux enfants dits de la rue qui sont exposés à la contamination et la propagation de la covid-19, mais aussi des enfants innocents qui sont en train d’être recensés dans des groupes armés au sein des différents territoires de la province.

Le gouvernement, les parents ainsi que les enfants eux-mêmes ayant une part de responsabilité en tout cela, la présidente du parlement recommande ce qui suit :

”Eu égard à tout cela, que le gouvernement améliore la situation sécuritaire sur l’étendue de la province afin d’éviter le recrutement d’enfant dans les groupes armés ;qu’il prenne pour urgent la situation des enfants de la rue pour mettre fin au phénomène d’enfants dits de la rue; Aux parents de veiller sur la sécurité et la protection de leurs enfants, leurs éviter les sorties inutiles et aussi leurs rappeler les mesures barrières et enfin aux enfants eux-mêmes d’éviter de prendre part à toute forme d’activité sans consulter les parents afin d’éviter de se rallier aux groupes armés malgré leurs particularités »,a-t-elle recommandé.

Pour le président provincial de la jeunesse du Nord-Kivu ayant pris à ce café de presse :” le gouvernement a la responsabilité d’assurer la sécurité et la protection des enfants puisque cela rassure les enfants à l’égard de l’avenir de la société et de l’humanité mais dépendant de ce que nous faisons d’eux aujourd’hui”, a-t-il dit

Le gouvernement étant le premier responsable face à la présence des groupes armés et les forces négatives, il renchérit les recommandations de la présidente en ces mots,

”Que le gouvernement mettent fin à l’indignation de seigneur de guerre avec leurs complices en mettant en place un système juridique qui rassure que tous ceux qui font exploiter les enfants seront appréhender et référer devant la justice, qu’il use de tout le pouvoir conféré à l’État pour mettre fin à ces présences des groupes armés et les forces négatives ”,a-t-il ajouté

Selon les statistiques de l’année 2019, 3346 cas d’enfants ayant différents problèmes ont été enregistrés dont plus de 106 ont été transférés aux instances judiciaires compétentes, 301 cas traités avec succès au sein du parlement et 209 en cours.

Gerantin Kadeghu et Zaïna Bwale Godlive

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