Bunia-Irumu–Komanda : Le PNHF active les points de contrôle sanitaire pour bloquer Ebola

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L’axe Irumu–Komanda, en province de l’Ituri, reste une zone de transit à forte mobilité. Marchands, transporteurs et voyageurs l’empruntent chaque jour. Dans ce couloir, le risque de propagation de la Maladie à Virus Ebola est réel sans surveillance aux points d’entrée. C’est ce qui a motivé l’intervention du Programme National de l’Hygiène aux Frontières.

Dr Wivine Ngandu, Directrice Nationale du PNHF, s’est rendue sur le terrain pour superviser l’activation. Une descente physique permet de vérifier ce que les rapports ne disent pas : état des équipements, niveau de formation des agents, fluidité du trafic. Sa présence donne aussi un signal fort aux équipes provinciales.

Deux sites ont été activés : Irumu et Marabo. Ces postes sont stratégiques car ils filtrent les flux venant des zones rurales profondes vers Komanda, carrefour commercial vers Bunia, Goma et l’Ouganda. Activer ces deux points revient à poser un filet de sécurité sur l’axe.

Le docteur Théophile Ponde, Coordonnateur Provincial du PNHF-Ituri a conduit la mission aux côtés de toute son équipe. Les représentants de l’OIM étaient aussi présents. L’OIM apporte son expertise sur la gestion des mouvements migratoires. Sans ce partenariat, le contrôle reste théorique car les populations se déplacent, pas les virus.

Le but n’est pas de bloquer les gens, mais de surveiller. Les équipes doivent détecter tôt les cas suspects : fièvre, saignements, signes d’alerte Ebola. Plus la détection est précoce, plus l’isolement et la prise en charge sont rapides. Ça coupe la chaîne de transmission.

L’activation signifie plus qu’une barrière. Il s’agit d’installer des thermomètres, des kits de lavage des mains, des fiches de notification. Les agents reçoivent des consignes claires sur la conduite à tenir face à un cas suspect. La surveillance devient continue, 24h/24 si possible. Sur un axe comme Irumu–Komanda, on ne peut pas empêcher les déplacements. On les rend visibles. Chaque voyageur passe, est contrôlé, et si besoin orienté vers un centre de santé. Cette traçabilité aide les épidémiologistes à remonter l’historique d’un malade si un cas est confirmé plus tard.

La mission montre la coordination entre niveau national et provincial. Dr Ngandu représente l’autorité centrale, le coordonnateur provincial assure l’ancrage local. Quand les deux niveaux parlent d’une seule voix, les agents de terrain sont plus motivés et les communautés plus confiantes. Ebola se combat avant l’hôpital. Le lavage des mains, la prise de température, les questions sur les contacts : ce sont des gestes simples mais décisifs. Les points de contrôle deviennent aussi des lieux de sensibilisation. Un voyageur informé protège sa famille à destination.

Avec Irumu et Marabo opérationnels, l’axe Irumu–Komanda passe d’une zone aveugle à une zone surveillée. L’engagement des autorités nationales, provinciales et des partenaires comme l’OIM se traduit en dispositif concret. L’objectif reste clair : protéger les populations et empêcher que l’épidémie ne franchisse cet axe.

Rédaction

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