Les primes d’entretien de 880 hectares de plantations de cacao ont été remises lundi 17 août 2026 à la coopérative des cultivateurs de cacao de la Tshopo, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, marquant le dernier décaissement du Programme de soutien aux filières durables.
« Nous sommes venus effectuer le dernier paiement pour les 880 hectares mis en place depuis 2024, après une semaine de descentes sur les axes de Banalia et d’Alibuku, dans le cadre du dernier décaissement du Programme de soutien aux filières durables », a déclaré Dominique Kasimba, coordonnateur de la Cocuct.
Selon le responsable de la coopérative, cet appui intervient après la fourniture de semences de cacao, d’intrants agricoles ainsi que d’autres moyens nécessaires à l’installation des plantations. Le financement vise principalement à accompagner les producteurs dans l’entretien de leurs champs jusqu’à leur entrée en production.
« Le partenaire soutient en partie l’entretien des plantations jusqu’à ce qu’elles commencent à produire, afin de permettre aux paysans de tirer durablement des revenus du cacao », a-t-il expliqué.
Les 880 hectares concernés sont situés sur les axes de Banalia et d’Alibuku, dans la province de la Tshopo, une région située au nord-est de la RDC. Ces plantations ont été mises en place depuis 2024 avec l’accompagnement du Programme de soutien aux filières durables.
Pour la Cocuct, cette dernière phase de paiement marque désormais le passage d’une période consacrée à l’installation et à l’entretien des plantations vers une étape orientée vers la production, la transformation et la commercialisation du cacao.
« L’étape capitale est maintenant de produire, de traiter le cacao comme un produit d’excellence et de pouvoir l’exporter afin de bénéficier de prix améliorés sur le marché international », a souligné Dominique Kasimba.
La coopérative appelle ainsi les producteurs à maintenir régulièrement leurs plantations et à appliquer les bonnes pratiques agricoles afin de préserver les investissements réalisés depuis le lancement du programme.
L’entretien régulier des cacaoyers doit notamment permettre aux exploitants de maintenir leurs plantations en bon état jusqu’à la période de production. Pour les responsables de la Cocuct, la qualité du cacao constituera également un élément déterminant pour améliorer les possibilités d’accès aux marchés et les revenus des cultivateurs.
Le financement intervient dans une filière qui représente une source de revenus pour plusieurs ménages agricoles de la Tshopo. L’objectif affiché est de permettre aux producteurs de disposer de plantations suffisamment entretenues pour assurer une production durable et mieux valoriser leur cacao.
Depuis 2024, les producteurs concernés ont bénéficié de semences, d’intrants agricoles et de différents moyens destinés à l’installation des plantations. Les primes remises lundi 17 août 2026 constituent ainsi le dernier paiement prévu pour l’entretien des 880 hectares accompagnés dans le cadre de ce programme.
La province de la Tshopo, située dans le nord-est de la République démocratique du Congo, compte parmi les espaces agricoles importants du pays. À travers cet appui, les acteurs de la filière cacao misent désormais sur l’entrée en production des plantations et sur une meilleure qualité du produit destiné aux marchés, notamment internationaux.
Elise Kant

0 Comments