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Rutshuru : les affrontements autour de Nyamilima perturbent l’accès des cultivateurs à leurs champs

L’accès aux champs est perturbé depuis mardi 15 septembre 2026 dans la partie sud-ouest de Nyamilima, dans le groupement Binza, territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu, après des échanges de tirs signalés autour de Kabumbira et Nyamuragiza, selon des sources locales.

D’après les mêmes sources, plusieurs cultivateurs ont suspendu leurs activités agricoles en raison de la présence d’hommes armés et des tirs rapportés dans les environs de Nyamilima. Cette situation limite les déplacements vers les zones cultivées, alors que l’agriculture constitue l’une des principales activités économiques des habitants.

Certains agriculteurs, qui avaient l’habitude de passer plusieurs jours dans leurs champs, ont également regagné la cité de Nyamilima, craignant d’être exposés aux tirs entre les différents groupes présents dans la zone.

Les échanges de tirs sont signalés notamment dans les environs de Kabumbira et Nyamuragiza, dans une zone où l’AFC/M23 exerce son contrôle. Ces incidents opposent des Wazalendo aux combattants de l’AFC/M23, selon les informations recueillies auprès des sources locales.

La perturbation des activités agricoles suscite des inquiétudes parmi les ménages qui dépendent principalement de leurs récoltes pour leur alimentation et leurs revenus. La poursuite des affrontements pourrait davantage limiter les déplacements des cultivateurs et retarder les travaux dans les champs.

Pour l’heure, aucune information officielle ne fait état de victimes civiles liées à ces affrontements dans les zones concernées. La situation demeure suivie par les habitants, particulièrement ceux qui dépendent des activités agricoles dans cette partie du territoire de Rutshuru.

Nyamilima est située dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, près de la frontière avec l’Ouganda. Depuis mardi 15 septembre 2026, les habitants concernés attendent une amélioration de la situation sécuritaire pour pouvoir retourner dans leurs champs et reprendre normalement leurs activités agricoles.

La rédaction

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