Le sous-village de Bukole, situé dans le groupement de Bushumba, en territoire de Kabare (province du Sud-Kivu), est confronté depuis plusieurs semaines à une vague inquiétante de cambriolages nocturnes attribués à des hommes armés non identifiés. Cette situation plonge les habitants dans une peur constante, perturbant gravement leur quiétude et leurs activités quotidiennes.
Selon des sources locales contactées par votre rédaction ce vendtrdi 16 janvier, les incidents les plus récents ont été enregistrés dans la nuit du mercredi 14 au jeudi 15 janvier. Au cours de cette incursion, trois habitations ont été visitées, dont une église locale de la 8ᵉ Communauté des Églises de Pentecôte en Afrique Centrale (CEPAC).
Les assaillants ont emporté plusieurs biens de première nécessité, laissant derrière eux des lieux saccagés et des fidèles profondément choqués.
« Nous ne dormons plus tranquillement. La nuit, chaque bruit nous fait peur. Ils sont venus armés, et personne n’ose s’opposer à eux. Même parler est devenu risqué », confie une victime, sous couvert d’anonymat, par crainte de représailles.
Ces actes viennent s’ajouter à une série d’autres cambriolages survenus dans la nuit du 30 au 31 décembre dernier, au cours desquels trois autres maisons avaient également été visitées. À cette occasion, les malfaiteurs avaient emporté treize poules et une chèvre, des biens essentiels pour des ménages dont la survie dépend largement de l’agriculture et de l’élevage.
À Bukole, ces activités constituent en effet la principale source de subsistance. La perte de bétail et d’outils ménagers représente donc un coup dur pour des familles déjà vulnérables, aggravant davantage la précarité économique et sociale.
Face à la répétition de ces attaques, les habitants affirment vivre dans une crainte permanente, surtout durant les heures nocturnes. Certains indiquent ne plus fermer l’œil la nuit, tandis que d’autres tentent d’organiser des veilles communautaires improvisées, en l’absence de dispositifs sécuritaires adaptés.
La population locale lance ainsi un appel pressant aux autorités compétentes afin de renforcer la sécurité dans cette entité rurale, notamment par des patrouilles nocturnes régulières et l’ouverture d’enquêtes sérieuses visant à identifier et traduire en justice les auteurs de ces actes criminels.
En attendant des mesures concrètes, le sous-village de Bukole demeure plongé dans l’angoisse, ses habitants redoutant une poursuite, voire une amplification, de ces attaques si aucune action urgente n’est entreprise.
Yseult Lwango











