Il s’agit de l’Action pour la Paix, l’Education et la Défense des Droits Humains, APEDH en sigle, une organisation Féminine basée à Goma au Nord-Kivu et qui a pour objectif de protéger et défendre les droits de la femme, fille et des enfants affectés par les affres des groupes armés, encourager la participation de la femme dans la recherche de la paix.
Dans une conférence de presse ce mardi 24 Août 2021, cette organisation de défense des droits humains dit penser que si les confessions religieuses ne se sont toujours pas mis d’accord sur le choix d’un candidat, c’est parce que parmi les différents candidats en lisse à la tête de la CENI, ne figure pas une candidature féminine, ce qui est une violence basée sur le genre.
Selon Brigitte Muzire, chargé de genre chez APEDH, depuis l’avènement des élections en 2006, les hommes ont démontré leur faiblesse car les résultats n’ont toujours pas été salués par tous. Pour elle, les autorités devraient donner aussi la chance à une femme pour qu’elle préside la CENI pour les élections projetées en 2023.
“Nous pensons que les hommes ont démontré leur limite sur ce choix là, les responsables religieux se font achetés leur conscience par des politiciens afin de leur choisir une marionnette, ils se disputent et jusqu’ici, aucun consensus. La femme est un amour, elle gère tout avec son cœur et non la dictature, elle est sincère et intelligente aussi, la femme mérite bien ce poste pour mener à bien la RDC dans son émergence économique, politique, sociale et même culturelle,” a-t-elle fait savoir.
L’organisation féminine certes mais bénéficie de la présence ou la participation des hommes à son sein. C’est comme par exemple Mr Isaac Mastaki Baudelaire qui en est le chargé de communication.
Pour lui, les Droits de la Femme et de la Jeune Fille, font partie des Droits Humains qui passent par la promotion de la femme et la jeune fille aux instances de prise de décision.
“Nous, nous voulons que les autorités puissent reconsidérer la femme conformément à la constitution de notre pays qui parle de l’égalité de chance aux postes de prise des décisions. Nous, nous voulons seulement qu’il y ait une femme à la tête de la CENI, peu importe sa provenance politique ou religieuse mais que ça soit une femme et c’est ça notre lutte et nous pensons qu’en faisant cela, ce sera une façon pour nos autorités de promouvoir la femme congolaise sans distinction aucune. C’est pour cela que notre ONG pense que, faire le choix d’une femme à la tête de la CENI, c’est pallier aux problèmes de la politique congolaise,” a dit pour sa part Baudelaire Mastaki.
Il faut dire que depuis près de deux semaines maintenant, le débat sur la candidature à la présidence de la CENI en RDC est loin d’être clos. Les confessions religieuses sont loin de s’accorder sur un nom de celui qui pourra diriger la centrale électorale prochainement. 4 sur 6 confessions ont opté pour la candidature de Denis Kadima à la tête de la CENI mais deux autres (catholique et ECC) s’y opposent. Cette situation risque d’impacter négativement le calendrier électoral, déplore l’APEDH qui se réserve le droit d’entamer d’autres actions à l’avenir pour arriver à obtenir gain de cause, une femme à la CENI donc.
Victoire Muliwavyo










