Le ministère de la Pêche et de l’Élevage de la République démocratique du Congo a apporté, mercredi 16 septembre 2026, des précisions sur l’affaire des bateaux de pêche, après des interprétations des propos du ministre Jean-Pierre Tshimanga Buana lors du Panel de redevabilité de la RTNC, lundi 14 septembre 2026.
Dans un communiqué publié mercredi à Kinshasa, la cellule de communication du ministère affirme que le ministre n’a jamais accusé son prédécesseur d’avoir fait perdre 15 millions de dollars à l’État congolais dans l’acquisition de bateaux de pêche inadéquats.
« Lors de cet exercice de communication, Son Excellence Jean-Pierre Tshimanga Buana n’a jamais déclaré que son prédécesseur a fait perdre à la République 15 millions de dollars en achetant des bateaux de pêche inadéquats, encore moins que les bateaux achetés seraient non fonctionnels », précise le communiqué.
Le ministère indique que l’intervention du ministre visait plutôt à expliquer les difficultés ayant retardé la mise en service des huit premiers bateaux de pêche fabriqués à Damiette, en Égypte.
Selon le document, ces unités flottantes ont été rapatriées depuis la mi-août 2025 à Boma, dans la province du Kongo-Central, à l’ouest de la République démocratique du Congo.
Parmi les éléments évoqués figure notamment l’absence d’une chaîne de froid, ainsi que de certains dispositifs nécessaires à la pêche et à la maintenance des bateaux. Le ministère mentionne également les caractéristiques de la côte maritime congolaise, longue de 42 kilomètres, ainsi que la présence d’un courant marin considéré comme très fort.
D’après la cellule de communication, ces différents éléments n’auraient pas été pris en compte lors de la conception du dossier d’appel d’offres international ayant conduit à la fabrication des bateaux.
Le ministre Jean-Pierre Tshimanga Buana estime par ailleurs que la commande aurait dû porter sur deux catégories de bateaux de pêche, à savoir les senneurs et les chalutiers. Le ministère explique que les chalutiers disposent de caractéristiques leur permettant de faire face au courant marin et de pratiquer la pêche en eaux profondes.
La mise en service proposée pour ces bateaux aurait toutefois été rejetée par les partenaires, qui souhaitent privilégier l’utilisation des chalutiers plutôt que des senneurs.
Face à cette situation, le ministère affirme avoir accédé à la sollicitation de l’Établissement YETU, fournisseur des unités, afin de faciliter leur opérationnalisation dans les prochains jours.
Le ministère précise que l’Établissement YETU bénéficie, dans cette démarche, d’un appui technique et financier du Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI).
Cette clarification intervient après la diffusion d’interprétations attribuant au ministre des propos mettant directement en cause la gestion de son prédécesseur dans l’acquisition de ces bateaux. La cellule de communication insiste ainsi sur le fait que l’objectif de l’intervention du 14 septembre était d’expliquer les difficultés techniques et opérationnelles ayant retardé leur mise en service.
Les huit premiers bateaux concernés ont été fabriqués à Damiette, en Égypte, puis acheminés vers Boma, dans le Kongo-Central, où ils se trouvent depuis la mi-août 2025. La République démocratique du Congo dispose d’une façade maritime de 42 kilomètres sur l’océan Atlantique, dans l’ouest du pays. Le communiqué de clarification est daté du mercredi 16 septembre 2026 et signé par la cellule de communication du ministère de la Pêche et de l’Élevage.
Elisé kant

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