À Kinshasa, Manassé Lomboto Bomengola, cadre chargé de la sécurité de l’ADDCONGO, est décédé mardi 15 septembre à 22h à l’hôpital Olympic après avoir été blessé lors d’une attaque devant le siège de l’UDPS, à la 10e rue Limete, pendant la marche C64.
L’annonce a été faite par Prince Epenge, président de l’Action pour la démocratie et le développement au Congo (ADDCONGO), qui affirme que Manassé Lomboto Bomengola a succombé à ses blessures après son admission à l’hôpital Olympic, dans la capitale congolaise.
Selon Prince Epenge, le cadre de l’ADDCONGO avait été blessé lors d’une attaque survenue devant le siège de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), situé à la 10e rue Limete, alors que les participants à la marche de la Coalition Article 64 (C64) se mobilisaient dans cette partie de Kinshasa.
Le président de l’ADDCONGO condamne les faits et réclame l’ouverture rapide d’une enquête indépendante afin de déterminer les circonstances exactes de la blessure et du décès de Manassé Lomboto Bomengola.
Cette marche de l’opposition, organisée mardi 15 septembre à Kinshasa, visait notamment à protester contre les modifications constitutionnelles envisagées par le pouvoir en place. La mobilisation avait également été présentée par ses organisateurs comme une action contre toute possibilité d’un troisième mandat du président Félix Tshisekedi.
Dans la capitale de la République démocratique du Congo, plusieurs centaines de manifestants ont participé à la mobilisation. Des gaz lacrymogènes et des coups de semonce ont été signalés au cours des incidents ayant accompagné la manifestation.
Les autorités de Kinshasa avaient prévu un dispositif d’encadrement de la marche, dont le point de rassemblement et l’itinéraire avaient fait l’objet de discussions entre les organisateurs et les autorités provinciales. Les manifestants devaient notamment converger vers le boulevard Triomphal.
La C64 avait appelé à cette mobilisation à l’occasion de la rentrée parlementaire du mardi 15 septembre 2026, avec l’objectif affiché de défendre la Constitution et de s’opposer à toute modification pouvant, selon ses dirigeants, permettre au chef de l’État de briguer un nouveau mandat.
La mort annoncée de Manassé Lomboto Bomengola intervient ainsi au terme d’une journée de mobilisation politique à Kinshasa, capitale située dans l’ouest de la RDC, marquée par des affrontements et des interventions des forces de sécurité. Prince Epenge demande désormais qu’une enquête indépendante établisse les responsabilités dans les circonstances ayant conduit à son décès.
ELISE KANT

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