RDC : 140 km de routes rurales réhabilités au Nord-Kivu dans le cadre du projet PASA-NK

 

 

Cent quarante kilomètres de routes rurales ont été réhabilités dans les territoires de Lubero, Beni et Walikale, au Nord-Kivu, dans l’est de la , dans le cadre du Projet d’appui au secteur agricole au Nord-Kivu (PASA-NK), a indiqué dimanche un responsable du (FIDA).

Cette annonce intervient au terme d’une mission d’appui technique mixte de sept jours, réunissant des experts des ministères sectoriels congolais et du FIDA, visant à évaluer l’état d’avancement du projet dans un contexte marqué par l’insécurité persistante dans certaines zones.

« À ce jour, il y a environ 140 km qui sont réalisés dans les territoires de Lubero, Beni et Walikale (…) et si l’on évalue globalement, nous sommes à trente ou quarante pour cent par rapport aux engagements pris. Je pense que les choses évoluent bien », a déclaré Wally Diouf, directeur chargé des programmes au FIDA pour la RDC et le Congo-Brazzaville.

Selon lui, la mission a permis d’identifier les principales difficultés rencontrées par les structures de mise en œuvre du projet, tout en dressant un constat jugé globalement positif.

« Le projet avance très bien et les activités d’infrastructures telles que planifiées évoluent normalement », a-t-il affirmé, précisant que les entreprises sont déjà déployées sur le terrain.

Parmi les recommandations formulées figure la nécessité de faciliter davantage la mobilité de la main-d’œuvre afin d’améliorer le contrôle des travaux. Les experts ont également insisté sur l’importance de renforcer l’assainissement sur certains axes pour garantir la durabilité des routes réhabilitées. Cette exigence a conduit à privilégier progressivement les travaux mécanisés au détriment de l’approche à haute intensité de main-d’œuvre.

De son côté, Jonas Jariekonga Uvon, responsable de la planification, du suivi et de l’évaluation du projet, a souligné que le PASA-NK se trouve dans sa phase de clôture, ce qui impose une accélération des travaux, notamment dans le volet infrastructures.

« Dans un contexte où le projet est en phase de clôture, les recommandations vont dans le sens où nous devons mettre un accent particulier sur les travaux d’infrastructures, notamment les pistes rurales, mais aussi les bâtiments post-récolte et les bâtiments administratifs qui ont connu des retards de démarrage, bien que les contrats soient déjà signés », a-t-il expliqué, se disant satisfait des conclusions de la mission.

Le projet prévoit, dans sa composante « Appui aux infrastructures rurales », la réhabilitation de 416 kilomètres de pistes agricoles, réparties par bassin de production et par territoire. Il inclut également un volet de renforcement des capacités de l’Office des voies de desserte agricole (OVDA).

Outre l’état d’avancement des travaux, la mission d’appui technique a examiné la gestion financière du projet, le suivi des audits, la stratégie de sortie et le transfert durable des investissements. Les discussions ont également porté sur l’opérationnalisation des comités citoyens de veille des routes de desserte agricole et sur les mécanismes de maintenance post-projet.

La rédaction