L’Activiste citoyen et chercheur indépendant, Christophe MUYISA trouve une absurdité entre les propos de la cheffe de la Monusco et la réalité sur terrain.
Arrivée en RDC en mars 2021 pour remplacer l’algérienne Leïla Zerrougui, la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, Bintou Keita est arrivée fin mandat le 30 nombre dernier.
S’exprimant sur bilan, elle a laissé entendre que durant son mandat, la Monusco a protégé des milliers de civils et a facilité le déploiement des kits électoraux lors des élections de 2023.
Cependant pour cet activiste, ce bilan vanté est non seulement mitigé mais aussi non réaliste au vu de la situation sur terrain.
“Vous remarquerez que depuis que Bintou Keita est à la tête de la Monusco en RDC, il y’a plusieurs ratées, notamment ce sentiment anti Monusco qui s’est développé dans les chefs de la population après avoir constaté plusieurs échecs. À force de voir les manifestations contre l’inaction de la Monusco, les agents de la Monusco ont en tout cas, tiré sur les citoyens, est ce que c’est ça protéger les civils ? Au delà de ça, c’est au courant du mandat de Madame Bintou Keita que la guerre est devenue interminable. C’est sous le mandat de Bintou Keita qu’on a bombardé un hélicoptère pakistanais de la Monusco dans le territoire de Rutshuru, la chut de la ville de Goma avec leur fameuse opération appelée spring bok, tout cela rentre dans le passif de madame Bintou Keita. Et aujourd’hui on ne peut pas se vanter d’avoir aidé le déploiement de kits électoraux, qui revient à la responsabilité régalienne de l’État congolais. Moi je pense madame Bintou Keita a un passé très sombre pour lequel elle ne pouvait même pas être fier” estime Christophe MUYISA
Notez qu’apres le départ de Bintou Keita, c’est Vivian Van de Perre qui prendra le bâton de commande le 28 décembre prochain mais avant cette étape, c’est Bruno les Marquis, Représentant spécial adjoint du secrétaire général de l’ONU et coordinateur humanitaire de la Monusco qui assumera l’intérim rapportent nos sources.
Victoire Muliwavyo










