Les négociations de paix entre Kinshasa et l’AFC/M23 piétinent à Doha

Les négociations de paix entre le gouvernement de la République démocratique du Congo et l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) se poursuivent à Doha sous médiation qatarienne, mais le processus reste loin d’aboutir à un accord final, ont indiqué des sources proches des discussions.

Les deux délégations demeurent présentes dans la capitale du Qatar, alors que les avancées concrètes restent limitées.

Selon le mouvement politico-militaire AFC/M23, « les discussions vont bon train », tout en reconnaissant que les négociations demeurent inachevées. Sur les huit protocoles appelés à constituer l’accord final, seuls deux ont été signés en l’espace de trois mois.

Le premier, portant sur la libération des prisonniers, a été conclu le 14 septembre, tandis que le second, relatif à la surveillance et à la vérification du cessez-le-feu, a été signé le 14 octobre. Toutefois, ces deux mécanismes clés ne sont pas encore opérationnels sur le terrain.

Selon plusieurs sources informées, aucun échange effectif de prisonniers n’a eu lieu à ce stade. De même, le mécanisme conjoint de vérification du cessez-le-feu n’a tenu qu’une seule réunion, qui s’est limitée à une prise de contact, certaines parties concernées n’ayant pas pris part à cette rencontre.

Le 15 novembre 2025, les parties avaient signé à Doha un nouvel accord-cadre de paix, présenté comme une feuille de route destinée à ouvrir la voie à un règlement global du conflit, sans pour autant mettre immédiatement fin aux hostilités dans l’est de la République démocratique du Congo.

Les protocoles restant à négocier sont jugés plus complexes, en raison de la sensibilité des questions politiques et sécuritaires qu’ils abordent. Selon des observateurs du processus, ces divergences constituent un frein majeur à la conclusion rapide d’un accord global.

La rédaction