Dans un communiqué publié ce vendredi 19 septembre, la coalition armée AFC/M23 accuse les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) d’avoir mené des bombardements ciblés dans plusieurs localités du Nord et du Sud-Kivu, provoquant selon elle la destruction de bases, la perte de munitions et des victimes civiles. L’AFC/M23 se dit « dès à présent en état de légitime défense ».
Selon le texte rendu public ce matin :Les FARDC auraient bombardé les zones où se trouveraient des bases de l’AFC/M23, notamment dans les localités de Bibwe, Chytso, Hembe et leurs environs, l’attaque aurait été conduite à l’aide d’un drone CH‑4 et de deux rotations d’un avion de combat Sukhoi‑25, À 8h03, un drone aurait visé Nyange et ses alentours, causant selon l’AFC/M23 la mort de plusieurs civils, Plusieurs combattants de l’AFC/M23 auraient été éliminés et une partie de leurs munitions détruites, le communiqué affirme que « la suite sera impitoyable » si ces frappes se poursuivaient.
L’AFC/M23 affirme que ces opérations violent les efforts de médiation, en particulier ceux liés au processus de paix de Doha, et accuse le gouvernement de Kinshasa de préférer une solution militaire.
Le communiqué déplore aussi ce que le mouvement qualifie de « silence coupable » des acteurs humanitaires, des organisations internationales et des défenseurs des droits humains, face aux pertes subies par les civils.
À ce stade, aucune source officielle gouvernementale n’a publié de confirmation structurée des détails spécifiques avancés par l’AFC/M23, comme le nombre exact de victimes, l’authenticité des frappes aériennes ou les localités touchées.
La Rédaction










