Le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Bonsalunda, a lancé jeudi 3 septembre 2026 au Kwango les travaux d’un pont de 283 mètres sur la RN1, destiné à remplacer l’ouvrage existant et à sécuriser le corridor de Banana-Sakanya dans le Kwango congolais.
C’est donc parti pour la construction du nouveau pont Kwango sur la Route nationale numéro 1, dans la province du Kwango, au sud-ouest de la République démocratique du Congo. Long de 283 mètres, le nouvel ouvrage sera construit en aval de l’ancien pont, dont la capacité portante résiduelle est désormais jugée insuffisante.
Lors du lancement des travaux, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Bonsalunda, a expliqué que cette décision répond à l’état préoccupant de l’ouvrage actuel et s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer les infrastructures nécessaires au développement économique du pays.
« Donc, si nous n’intervenons pas aujourd’hui, dans trois ans, nous risquons d’avoir un très sérieux problème sur ce pont, le pont Kwango, qui est d’une importance stratégique sur la terre principale de notre corridor de Banana-Sakanya. Et donc, nous avons pris nos responsabilités, nous avons apporté la réponse technique et aujourd’hui, nous sommes là pour lancer les travaux », a déclaré John Bonsalunda.
Le ministre a précisé que le futur ouvrage sera moderne et dimensionné pour répondre aux exigences du trafic à venir. Il a également indiqué que le gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka prend en charge les orientations données par le président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo en matière d’infrastructures.
La décision de construire ce nouveau pont intervient après une série d’investigations techniques menées sur l’ouvrage existant. L’Agence Congolaise des Grands Travaux, en qualité de maître d’ouvrage délégué du ministère des Infrastructures et Travaux publics, a conduit les études ayant abouti au choix de construire un nouvel ouvrage plutôt que de procéder uniquement à la réhabilitation de l’ancien.
Selon les résultats de ces études, plusieurs signes préoccupants ont été constatés sur le pont construit dans les années 1970. Les équipes techniques ont notamment relevé des tassements importants de certaines piles, une corrosion de la structure métallique ainsi qu’une insuffisance de rigidité du tablier.
Ces dégradations sont susceptibles d’affecter progressivement la sécurité, la fiabilité et la pérennité de l’ouvrage, particulièrement au regard de l’évolution attendue du trafic sur cet axe routier stratégique.
Jean-Claude Midombuete, directeur général adjoint de l’Agence Congolaise des Grands Travaux, a rappelé que les investigations techniques ont permis d’établir la nécessité d’une réponse durable. Les études ont ainsi privilégié la construction d’un nouveau pont répondant aux normes techniques adaptées aux charges futures.
Le financement des travaux provient du programme sino-congolais. À cette occasion, M. Oué, directeur général de CISQ-SA et représentant de l’entrepreneur principal, a salué la collaboration entre la République démocratique du Congo et la Chine dans le cadre de ce programme.
La différence entre l’ancien et le futur ouvrage concerne également les capacités de charge. L’ancien pont avait été dimensionné selon les normes belges, avec une capacité de 32 tonnes à l’essieu. Le nouveau pont sera, pour sa part, dimensionné selon les normes de la SADC, avec une capacité de 56 tonnes à l’essieu.
Cette nouvelle capacité doit permettre d’anticiper l’augmentation du trafic des véhicules lourds et des marchandises après la mise en service du corridor de Banana-Sakanya. L’ouvrage devrait ainsi jouer un rôle important dans la circulation des personnes et des biens sur cet axe reliant différentes zones économiques du sud-ouest de la RDC.
Située dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo, la province du Kwango constitue l’un des espaces traversés par la RN1, un axe routier majeur pour les échanges et la mobilité. La construction de ce nouveau pont vise donc à prévenir une dégradation plus importante de l’ancien ouvrage et à accompagner l’évolution des besoins du trafic.
Construit dans les années 1970, l’ancien pont avait été conçu pour répondre aux standards et aux volumes de circulation de son époque. Plusieurs décennies plus tard, l’évolution des charges transportées et l’usure de ses différentes composantes ont conduit les autorités à engager une solution nouvelle, avec un ouvrage de 283 mètres capable de supporter jusqu’à 56 tonnes à l’essieu.

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