Les familles touchées par les récents incendies à Bukavu, dans la province du Sud-Kivu, devraient bénéficier d’un site d’hébergement temporaire, en attendant les mesures de sécurisation et les orientations des autorités sur leur réinstallation. C’est le plaidoyer formulé par Hervé Amani, acteur de la société civile, à la suite de la décision d’interdire toute reconstruction sur les sites récemment touchés par les incendies.
Selon lui, cette mesure d’interdiction constitue une décision responsable, dans la mesure où elle vise à éviter d’exposer les populations à de nouveaux risques.
« Les familles victimes doivent être accompagnées et hébergées temporairement. On ne peut pas simplement leur interdire de reconstruire sans leur proposer une solution alternative », estime Hervé Amani.
Pour cet acteur de la société civile, l’urgence consiste désormais à assurer la protection des familles sinistrées, tout en permettant aux autorités de mener les études nécessaires sur la sécurité et la viabilité des sites concernés.
Hervé Amani appelle ainsi les autorités à placer la protection des vies humaines au centre des prochaines orientations en matière d’urbanisation à Bukavu. Il estime que la prévention des catastrophes devrait notamment guider les décisions relatives à l’occupation des espaces exposés aux risques.
Cette démarche, soutient-il, devrait permettre de concilier la nécessité de reloger les familles sinistrées avec l’impératif de renforcer la sécurité et la planification urbaine dans la ville.
La rédaction

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