Des militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont été déployés lundi 29 septembre sur les principales artères de Kinshasa afin d’appuyer la police nationale dans la régulation de la circulation routière, une mesure visant à lutter contre les embouteillages chroniques qui paralysent régulièrement la capitale congolaise.
Cette décision fait suite à une instruction du président de la République lors de la 58e réunion du Conseil des ministres, tenue vendredi dernier, au cours de laquelle le chef de l’État a ordonné le renforcement de la police de circulation par des éléments de l’armée dès le début de la semaine, dans le but de juguler un fléau à l’origine d’une vive exaspération parmi les habitants de la ville.
Selon un communiqué du gouvernement, cette initiative a été discutée mercredi lors d’une réunion entre le vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain Shabani, et la hiérarchie de la Police nationale congolaise (PNC). Le ministre a instruit la mise en place d’une “synergie des forces”, impliquant la police de circulation routière et les militaires de la 14ᵉ Région militaire des FARDC, afin d’assurer une gestion plus efficace du trafic.
Kinshasa, mégapole de plus de 15 millions d’habitants, est régulièrement confrontée à des embouteillages massifs, exacerbés par un réseau routier insuffisant, une urbanisation rapide et une gestion défaillante de la circulation. Ces perturbations quotidiennes nuisent non seulement à l’économie locale mais alimentent également le mécontentement d’une population déjà confrontée à de nombreux défis sociaux.
Le déploiement des militaires aux côtés des policiers vise ainsi à fluidifier la circulation, particulièrement aux heures de pointe, et à renforcer l’autorité de l’État dans la gestion des espaces publics.
La rédaction










