Ituri : des enquêtes des crimes commis par des groupes armés actifs à Djugu suspendues

Entamées le 15 septembre dernier, des enquêtes des crimes commis par des groupes armés actifs en territoire de Djugu ont été suspendues le 18 septembre 2025, dans la province de l’Ituri au nord-est de la République Démocratique du Congo.

Initiées sur demande de l’auditorat militaire de l’Ituri avec l’appui des experts des Nations-Unies aux droits de l’homme, ces enquêtes ont été suspendues suite à l’intoxication de la population par certains acteurs sociopolitiques qui ne voulaient pas que la vérité soit connue sur les vraies causes des morts des civils tués à Arre et Djaiba où ils sont enterrés dans une fosse commune.

L’auditeur militaire supérieur, le colonel Joseph Makelele, qui le révèle ce 19 septembre, parle aussi de l’aspect sécuritaire dû aux combats entre les FARDC et la CRP qui s’approchaient des lieux où des enquêtes étaient menées.

Précisons que d’après les explications de notre source au début des enquêtes, l’on devrait déterrer les corps dans des fosses communes pour examiner les causes de leurs morts puis les enterrés dignement bien-sûr avec le concours de la Croix-Rouge et les experts du Bureau conjoint des Nations-Unies aux droits de l’homme.

Des internautes s’interrogent : « qu’est-ce qui serait à la base de l’intoxication de la population par des politiques pour refuser ces enquêtes et que cacheraient-ils en refusant ces enquêtes » ? Wait and see, disent les britanniques.

Nickson Manzekele