Des manifestants ont organisé, mardi 28 juillet 2026, une marche pacifique à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, pour dénoncer les sanctions visant des responsables de l’AFC-M23, remettre un mémorandum à la MONUSCO et plaider en faveur du dialogue.
« Les sanctions ciblées ne permettront pas de faire avancer le dialogue au sens de la paix », a soutenu la Société civile plurielle, dans le mémorandum remis au représentant de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), estimant que les mesures prises contre certains dirigeants de l’AFC-M23 risquent de compromettre les efforts de recherche d’une solution durable.
Partie de la Tribune de l’ONC, la manifestation a emprunté l’artère principale menant à la base de la MONUSCO, où les organisateurs ont exprimé leurs préoccupations face aux récentes sanctions décidées par le Conseil de sécurité des Nations unies.
Selon la Société civile plurielle, alors que des pourparlers sont engagés entre le Gouvernement congolais et l’AFC-M23, les organisations internationales devraient privilégier des initiatives susceptibles d’encourager le dialogue afin de favoriser le retour de la paix dans l’est du pays.
Les organisateurs considèrent que les sanctions, qu’ils qualifient de « sélectives », réduisent les perspectives d’une issue pacifique dans une région confrontée depuis plusieurs années à une insécurité persistante.
Au-delà de cette revendication, plusieurs participants ont également évoqué la fermeture de l’aéroport international de Goma ainsi que les difficultés de fonctionnement des banques, deux préoccupations qui, selon eux, affectent les activités économiques et le quotidien de la population.
Dans leur communication, les initiateurs ont aussi indiqué que la mobilisation visait à s’opposer au projet de révision de la Constitution et à dénoncer les massacres de civils enregistrés dans les territoires de Beni, au Nord-Kivu, et en Ituri.
Certaines voix estiment toutefois que cette mobilisation revêt également une dimension politique, évoquant une instrumentalisation de la population au profit d’intérêts qui dépasseraient les revendications officiellement avancées.
Récemment, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté des sanctions contre plusieurs responsables de l’AFC-M23, notamment son coordonnateur politique Corneille Nangaa et le colonel John Imani Nzenze, les accusant de contribuer à la dégradation de la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo.
Située dans la province du Nord-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo et frontalière du Rwanda, la ville de Goma demeure confrontée à des défis sécuritaires, économiques et sanitaires.
Le lundi 27 juillet 2026, les organisateurs avaient confirmé la tenue de cette marche après avoir notifié les autorités locales de Goma et de Bukavu.
LA REDACTION

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