Certains sinistrés de l’éruption volcanique du 22 mai ont perdu des maisons mais pas leurs champs. Alors que la saison culturale commence, plusieurs devenus pauvres n’ont pas accès aux intrants agricoles. Ils sont confus !
L’alerte est donnée par l’Ong des droits de l’homme et de développement ‘ACADEPA Zaburi 133’. Elle lance un SOS en direction des autorités et des partenaires humanitaires qui peuvent apporter une assistance en intrants aux sinistrés cultivateurs.
Par intrants agricoles, l’on entend : les houes, les machettes et les semences dont le haricot, les pommes de terre et les légumes, indique Jean-Etienne Bosenibamwe, secrétaire exécutif d’Acadepa Zaburi 133.
‘’Les cultivateurs ont besoin des semences pendant cette période. C’est dans cette période qu’on cultive les champs et les sèment’’, prévient-il.
L‘activiste de la société civile plaide notamment auprès des ONG la FAO, la HEPPER-SUISSE, Mercy-Corps, mis à part le gouvernement.
Les érosions de vendredi soir étendent le nombre des cultivateurs en besoin
De nombreux foyers et des champs ont été emportés lors d’une forte pluie qui a provoqué des érosions dans les groupements Buhumba et Kibumba, plus au nord du territoire de Nyiragongo, dans la nuit de vendredi à samedi.
‘’Nous plaidons auprès des autorités pour le cas des habitants de Buhumba et Kibumba. Ils ont perdu maisons, champs et d’autres biens de valeur.’’, témoigne Jean-Etienne Bosenibamwe.
Il estime que dans ces pertes, plusieurs ont d’abord besoin de retrouver leurs cultures, ce qui signifie les semences. ‘’La majorité des habitants de Kibumba et Buhumba cultive la pomme de terre et les légumes’’, précise le secrétaire exécutif d’Acadepa Zaburi 133.
Il faut aussi réhabiliter les maisons qui ont été détruites lors des érosions, souhaite Jean-Etienne Bosenibamwe.
Frédéric Feruzi










