Lubero : la société civile alerte sur la forte prévalence du VIH/SIDA à Mangurudjipa

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La société civile de Mangurudjipa a alerté, mardi 30 juin 2026, sur la forte prévalence du VIH/SIDA dans cette zone de santé du territoire de Lubero, au Nord-Kivu. L’organisation citoyenne appelle particulièrement les jeunes à renforcer la prévention, à recourir au dépistage volontaire et à adopter des comportements responsables pour freiner la propagation de la maladie.

« Nous appelons toute la population de Mangurudjipa, particulièrement les jeunes, à ne pas banaliser cette maladie. Il est important de se faire dépister volontairement, de respecter les mesures de prévention et d’adopter un comportement responsable afin de protéger sa santé et celle des autres », a déclaré le président de la société civile forces vives de Mangurudjipa, Kakule Kagheni Samuel,

Cette mise en garde intervient après la consultation d’un rapport de la zone de santé de Mangurudjipa faisant état d’une situation jugée préoccupante. Pour la société civile, ces données doivent amener la population à prendre conscience des risques liés au VIH/SIDA et à privilégier le dépistage volontaire afin de connaître son statut sérologique et d’accéder rapidement à une prise en charge si nécessaire.

Kakule Kagheni Samuel estime que la lutte contre cette maladie ne peut produire des résultats sans une mobilisation collective. Il appelle les autorités sanitaires, les leaders communautaires, les organisations locales ainsi que les familles à renforcer les actions de sensibilisation pour réduire les nouvelles contaminations.

Il invite également les partenaires du secteur de la santé à intensifier les campagnes d’information, de prévention et de dépistage dans les différentes localités de la zone de santé de Mangurudjipa. Selon lui, les difficultés sécuritaires et socio-économiques auxquelles fait face cette partie du territoire de Lubero limitent déjà l’accès de nombreux habitants aux services de santé.

La société civile encourage enfin la population à lutter contre la stigmatisation des personnes vivant avec le VIH et rappelle qu’un dépistage précoce ainsi qu’une prise en charge adaptée permettent aux patients de vivre plus longtemps et dans de meilleures conditions.

Selon les dernières estimations de l’ONUSIDA, la République démocratique du Congo compte plusieurs centaines de milliers de personnes vivant avec le VIH, avec une prévalence nationale relativement faible comparée à plusieurs pays d’Afrique australe. Toutefois, des disparités persistent entre les provinces et les zones de santé, d’où l’importance de maintenir les efforts de prévention, de dépistage et d’accès au traitement, notamment dans les zones confrontées à des défis sécuritaires comme le territoire de Lubero.

Rédaction

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