Uvira : un militaire FARDC arrêté après la mort suspecte d’une fillette déplacée de 6ans

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La mort suspecte d’une fillette déplacée de six ans a conduit mercredi à l’arrestation d’un militaire des FARDC à Uvira, au Sud-Kivu, après des faits survenus au domicile du suspect, où vivait l’enfant avec sa mère, selon plusieurs sources locales.

D’après des informations concordantes, le militaire interpellé est identifié comme Kamwangadi Kongolo Haristote. Il est soupçonné d’avoir administré à la fillette une substance toxique à l’aide d’une seringue alors que la mère de l’enfant s’était momentanément absentée.

La victime, répondant au nom d’Arnette Banyanga, était âgée de six ans. Déplacée avec sa mère à la suite des violences ayant affecté plusieurs localités du Sud-Kivu, elle vivait depuis quelque temps au domicile du militaire mis en cause.

Selon les témoignages recueillis dans le voisinage, l’enfant se trouvait en compagnie du fils du suspect au moment des faits. Ce dernier aurait assisté à la scène avant d’alerter sa famille et les habitants du quartier quelques instants plus tard.

Les mêmes sources indiquent que la fillette serait décédée peu après l’incident, provoquant une vive émotion parmi les riverains et les proches de la famille.

L’inhumation de la victime est intervenue jeudi 18 juin à Uvira. Après les funérailles, les services compétents ont procédé à l’arrestation du présumé auteur afin de permettre l’ouverture des investigations.

À ce stade, aucune conclusion officielle n’a encore été communiquée sur les circonstances exactes du décès. Les autorités judiciaires et sécuritaires sont appelées à établir les responsabilités à travers une enquête approfondie.

Dans la ville d’Uvira, cette affaire suscite une forte indignation. Plusieurs habitants réclament que toute la lumière soit faite sur ce drame et que la procédure judiciaire soit menée dans le strict respect de la loi.

Des acteurs de la société civile ont également réagi, soulignant la nécessité de renforcer les mécanismes de protection des enfants, particulièrement ceux déplacés par les conflits et souvent confrontés à des situations de grande vulnérabilité.

Ils estiment que les mineurs affectés par les déplacements forcés doivent bénéficier d’un encadrement spécifique ainsi que d’une protection accrue de la part des familles d’accueil, des autorités et des structures communautaires.

Ce drame intervient alors que le Sud-Kivu continue d’enregistrer un nombre important de personnes déplacées à la suite de l’insécurité persistante dans plusieurs territoires de la province. Selon les dernières données humanitaires disponibles, des centaines de milliers de personnes vivent encore loin de leurs localités d’origine, parmi lesquelles de nombreux enfants exposés à divers risques de protection.

Jackson Maliyabwana

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