RDC: le PPRD Diaspora accuse Tshisekedi de déshumanisation politique contre Joseph Kabila

Posted on

Les critiques contre les propos attribués au président Félix Tshisekedi à l’endroit de Joseph Kabila se sont multipliées jeudi 18 juin, lorsque le PPRD Diaspora et l’opposant Seth Kikuni ont dénoncé depuis l’étranger et la RDC des déclarations jugées offensantes envers l’ancien chef de l’État et ses partisans.

« Le PPRD Diaspora condamne avec la plus grande fermeté les propos graves, irresponsables et indignes tenus par Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo contre le Président honoraire Joseph Kabila Kabange à Houston aux États-Unis », a indiqué cette structure dans un communiqué signé par sa coordonnatrice Sandra Nkulu-Kyungu.

Dans cette déclaration, le PPRD Diaspora estime que les propos dénoncés dépassent le cadre du débat politique et traduisent, selon lui, une volonté d’humilier l’ancien président de la République. La coordination critique également l’utilisation d’une plateforme sportive pour aborder des questions politiques et personnelles.

Le parti souligne que Joseph Kabila demeure, à ses yeux, l’un des acteurs majeurs de l’histoire récente de la République démocratique du Congo. Il cite notamment la réunification du pays, l’adoption de la Constitution de 2006, l’organisation des premières élections pluralistes et l’alternance pacifique du pouvoir.

Le communiqué évoque également ce qu’il qualifie de « déshumanisation politique », établissant un parallèle entre certaines expressions utilisées dans le débat public congolais à différentes périodes de l’histoire nationale. Le PPRD Diaspora considère que ce type de discours contribue à accroître les tensions politiques dans le pays.

La coordination accuse par ailleurs le pouvoir de chercher à détourner l’attention des préoccupations sécuritaires et sociales auxquelles fait face la population, particulièrement dans l’Est de la République démocratique du Congo où l’insécurité demeure persistante.

Le parti rappelle aussi l’article 64 de la Constitution, qu’il présente comme un mécanisme de défense de l’ordre constitutionnel face à toute forme de dérive institutionnelle.

De son côté, l’opposant Seth Kikuni s’est également exprimé sur cette affaire. Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, il a estimé que les propos attribués au chef de l’État ne visaient pas uniquement Joseph Kabila mais également les Congolais ayant soutenu l’ancien président lors des scrutins de 2006 et 2011 ainsi que ceux qui continuent à lui faire confiance.

Selon Seth Kikuni, les tensions verbales observées dans le débat politique risquent d’alimenter davantage les divisions au sein de la société congolaise. Il a également critiqué ce qu’il considère comme une banalisation des attaques verbales contre les opposants politiques.

L’ancien candidat à la présidentielle a enfin exprimé ses inquiétudes concernant les discussions autour d’un éventuel changement de la Constitution, estimant qu’une telle évolution pourrait avoir des conséquences importantes sur l’avenir politique du pays.

Ces réactions interviennent dans un climat marqué par une forte polarisation du débat public entre la majorité présidentielle et plusieurs figures de l’opposition. Depuis plusieurs mois, les échanges politiques se durcissent autour des questions institutionnelles, de la gouvernance et de la situation sécuritaire dans l’Est du pays, où les violences continuent d’affecter des millions de personnes selon les derniers rapports humanitaires.

La rédaction

  • Share

0 Comments

Leave a comment