Rutshuru : dix civils exécutés à Kiseguru, les FARDC accusent la coalition RDF-AFC/M23
Dix civils ont été exécutés sommairement le mardi 2 juin à Kiseguru, près du Parc national des Virunga, dans le groupement de Binza en chefferie de Bwito, territoire de Rutshuru au Nord-Kivu, selon les FARDC qui accusent la coalition RDF-AFC/M23 d’être à l’origine de ces tueries.
« Les terroristes de la coalition RDF-AFC/M23 ont sommairement exécuté le mardi 2 juin 2026 dix civils dans la localité de Kiseguru », a indiqué l’état-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo dans un communiqué publié mercredi à Kinshasa.
Selon l’armée congolaise, les victimes ont été tuées dans cette localité située à proximité du Parc national des Virunga, une zone qui demeure sous l’influence de la coalition RDF-AFC/M23 depuis plusieurs mois.
Les FARDC affirment également que plusieurs autres habitants ont été arrêtés au cours de cette opération puis transférés vers la prison centrale de Kanyangambi, située à Rutshuru-Centre. D’après les autorités militaires, ces personnes ont été interpellées sous prétexte qu’elles appartiendraient aux Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
Dans son communiqué de presse numéro 14, signé par le porte-parole ad intérim des FARDC, le lieutenant-colonel Mak Hazukay Mongba, l’armée condamne ce qu’elle considère comme une nouvelle violation du droit international humanitaire.
Les forces loyalistes réaffirment par ailleurs leur détermination à poursuivre leur mission de protection des populations civiles et de défense de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo face aux groupes armés actifs dans l’est du pays.
Cette dénonciation intervient alors que plusieurs organisations nationales et internationales continuent d’exprimer leurs inquiétudes face à la dégradation de la situation sécuritaire dans les territoires de Rutshuru, Masisi et Nyiragongo. Les affrontements armés et les violations des droits humains continuent d’affecter des milliers de familles contraintes de fuir leurs villages.
Depuis la résurgence du M23 à la fin de l’année 2021, les territoires sous son contrôle ou à proximité des lignes de front enregistrent régulièrement des accusations d’exécutions sommaires, d’arrestations arbitraires et de déplacements forcés de populations. Selon plusieurs rapports humanitaires publiés ces dernières années, les violences dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri ont provoqué le déplacement de millions de personnes et aggravé l’une des plus importantes crises humanitaires du continent africain.

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