Des affrontements impliquant les FARDC et les rebelles de l’AFC-M23, alliés aux groupes Twirwaneho et Red Tabara, ont éclaté vendredi 15 mai à Kakenge, Minembwe et dans les environs d’Uvira, au Sud-Kivu, où des drones kamikazes auraient été utilisés, aggravant l’insécurité et provoquant une panique parmi les populations civiles locales.
« Le bilan n’est pas encore précis, mais ils ont utilisé des drones kamikazes et d’autres drones de haute portée », a indiqué le sous-lieutenant Reagan Mbuyi, porte-parole des opérations Sukola 2 Sud-Sud-Kivu, faisant le point sur la situation sécuritaire dans cette partie de l’Est de la RDC.
Selon cette source militaire, plusieurs attaques ont visé les positions des FARDC dans le village de Kakenge, le long de Minembwe, ainsi qu’à Kalimbi, dans le territoire de Fizi. L’armée congolaise affirme également que certains combattants rebelles ayant quitté Kamanyola auraient été redéployés vers Minembwe Centre afin de renforcer leurs positions.
« La situation est calme, vu que l’ennemi s’était retiré de Sange jusqu’à Luvungi. Katogota est resté comme une zone neutre, l’ennemi est à Kamanyola », a poursuivi Reagan Mbuyi, soulignant que les forces loyalistes maintiennent leurs opérations défensives dans plusieurs axes stratégiques.
Dans les environs d’Uvira, les FARDC affirment continuer à sécuriser les populations civiles et leurs biens malgré des attaques répétées attribuées à l’AFC-M23 et à ses alliés. Les militaires évoquent également des mouvements suspects observés vers Minembwe Centre ainsi qu’une intensification des offensives dans certaines zones des hauts plateaux.
« Les FARDC continuent toujours à défendre la population, à protéger leurs biens et à riposter face aux tirs et aux attaques de l’ennemi », a insisté cette source militaire.
De son côté, la rébellion de l’AFC-M23 accuse les FARDC et leurs alliés d’avoir mené des attaques généralisées contre plusieurs localités habitées de Minembwe, notamment Kalingi, Gakenke, Bidegu et Rugezi. Les rebelles dénoncent des offensives visant aussi bien leurs positions que des villages sous leur contrôle.
Aucun bilan officiel des victimes humaines ou des dégâts matériels n’était encore disponible au moment de la rédaction de cet article. Toutefois, des habitants contactés dans la région évoquent des déplacements de populations civiles craignant une reprise de combats de grande ampleur.
Depuis plusieurs mois, les territoires de Fizi, Minembwe et Uvira restent marqués par une détérioration continue de la situation sécuritaire.
Les affrontements entre les FARDC, l’AFC-M23 et plusieurs groupes armés locaux ou étrangers ont déjà provoqué des déplacements massifs de populations, tandis que les autorités congolaises multiplient les opérations militaires pour tenter de reprendre le contrôle de cette zone du Sud-Kivu.

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