MONUSCO : James Swan à Bunia pour une visite de deux jours

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Le nouveau Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et chef de la MONUSCO, James Christopgher SWAN, est arrivé en fin d’après-midi ce mardi à Bunia, capitale provinciale de l’Ituri. C’est pour une visite de 48 heures, la première sur le terrain depuis sa prise de fonction le mardi 7 avril dernier.

 

À sa descente de l’avion qui l’a ramené de Beni au Nord-Kivu où il a auparavant effectué une visite de 2 jours également -, le nouveau chef de la MONUSCO a été accueilli par le gouverneur de province, le général Johnny Luboya N’kashama, et le chef de bureau de la MONUSCO en Ituri, Josiah Obat. Après les honneurs militaires sur le tarmac flambant neuf de l’aéroport de Murongo, James Swan s’est rendu au quartier général de la MONUSCO où il a rencontré pendant près de deux heures durant, l’équipe des Nations unies basées en Ituri : les Agences, Fonds et Programmes, ainsi que la MONUSCO.

 

Au menu de la rencontre : s’imprégner des réalités du terrain, “savoir ce que font les uns et les autres”, dans le cadre des mandats respectifs. James Swan a dit son agréable surprise de “revenir 23 ans à Bunia, ville qui a complètement changé”.

 

“La dernière fois que j’avais été ici, c’était au lendemain de l’opération Artémis que la MONUC avait lancée, pour aider à résoudre le conflit entre les Hema et les Lendu”, a déclaré James Swan devant ses collègues.

 

Le patron de la MONUSCO a ensuite suivi un briefing sécuritaire de la situation en province, dominée malheureusement par les exactions contre les forces de défense congolaises et les populations civiles de la milice CRP, Convention pour la Révolution populaire de Thomas Lubanga. Il a ensuite loué le travail des humanitaires pour leurs “contributions essentielles” à la diminution des souffrances des populations, malgré un contexte sécuritaire préoccupant.

 

L’Ituri a fait un pas indéniable vers sa stabilisation ces dernières années. L’accalmie qui s’y observe aujourd’hui est le fruit de plusieurs facteurs : les opérations militaires conjointes FARDC – MONUSCO, l’appui de la MONUSCO aux opérations conjointes FARDC – Armée ougandaise (UPDF), les opérations militaires menées par les forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), mais également, les dialogues intra et intercommunautaires organisés par les autorités provinciales avec l’appui de la MONUSCO.

 

Il y a aussi les différentes sensibilisations communautaires menées par des chefs coutumiers et autres autorités locales, les associations de femmes et autres structures de la Jeunesse. Ces sensibilisations ont abouti entre autres à la signature de l’accord de paix dit d’Aru2, avec de nombreux groupes armés ayant opté pour la cessation des hostilités. Elles ont aussi permis à des dizaines de milliers de personnes déplacées de retourner dans leurs villages qu’elles avaient abandonnés plusieurs années auparavant, à cause des atrocités des groupes armés.

 

Aujourd’hui, subsistent encore quelques poches de résistance, notamment dans certains endroits des territoires de Djugu et d’Irumu. “Mais la situation d’aujourd’hui n’est plus celle que nous avions il y a quelques années, on observe un peu partout l’accalmie, malgré les attaques presque quotidiennes de la milice CRP qui refuse de s’inscrire dans la dynamique de paix en cours”, a rappelé le chef de bureau de la MONUSCO en Ituri.

 

Pendant son séjour dans la province, James Swan aura de nombreuses rencontres avec différents interlocuteurs : les autorités provinciales (Assemblée provinciale et Gouverneur de province), les représentants de la société civile, notamment des associations de Jeunes et de femmes.

 

Avec ses différents interlocuteurs, il évaluera l’appui de la MONUSCO, la situation sécuritaire, la protection des civils et les efforts conjoints de la MONUSCO et des forces de défense et de sécurité congolaise nécessaires pour stabiliser durablement la province, où la MONUSCO assure la protection physique directe de centaine de milliers de déplacés, en collaboration avec les forces nationales congolaises, les leaders communautaires, les femmes, les jeunes et les acteurs humanitaires.

 

Rédaction

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