Des affrontements entre l’AFC/M23, les FARDC et les wazalendo provoquent une vague importante de déplacements de populations dans le territoire de Masisi. Au moins sept villages sont aujourd’hui abandonnés par leurs habitants.
La situation humanitaire se détériore davantage dans le territoire de Masisi. Depuis fin mars, les combats ont contraint des milliers de civils à fuir leurs habitations.
Selon la société civile, au moins sept villages sont désormais vidés de leurs habitants.
Parmi eux, Bitoyi, Bukumbi, Mutindi, Kirambo, Bunyabaiti, Kashindi et Bulinda, situés dans les groupements d’Ufamandu 2 et de Nyamaboko 1.
Face à l’insécurité, les populations se dirigent massivement vers le territoire voisin de Walikale. Elles trouvent refuge principalement dans les groupements de Waloa Uroba et de Waloa Loanda. D’autres, faute de moyens, vivent cachées en brousse, sans aucune assistance.
Dans les zones d’accueil, la situation est critique. Les déplacés s’entassent dans des écoles et des églises transformées en abris de fortune. La société civile alerte sur un manque alarmant de nourriture, de soins médicaux et d’abris.
Les enfants, les personnes âgées et les malades sont les plus exposés.
Entre le 9 et le 10 avril, des nouveaux flux de déplacés ont été enregistrés après les combats à Tushunguti. Des habitants d’Ufamandu 1er et de Ziralo ont également rejoint Waloa Loanda, accentuant la pression sur les communautés locales.
Face à cette crise, la société civile appelle à une intervention humanitaire urgente. Elle demande aux autorités et aux partenaires de renforcer la protection des civils et d’apporter une assistance immédiate aux populations affectées.
La rédaction.

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