Les étudiants ressortissants de Miti, réunis au sein de l’Union des Étudiants de Miti (UEM), ont tenu, lundi 20 avril 2026, une assemblée générale à l’Université Officielle de Bukavu (UOB), marquée par une séance de formation axée sur la méthodologie GALS (Gender Action Learning System). Une initiative qui s’inscrit dans une dynamique de renforcement des capacités des jeunes, notamment en matière de leadership, d’autonomisation et d’engagement communautaire.
Animée par le bureau de la coordination provinciale de l’environnement, cette formation a porté sur plusieurs outils pratiques, dont la construction d’une vision économique, l’arbre d’équilibre de genre, la carte de leadership et d’autonomisation, ainsi que l’identification des zones de confort et de revenu.
« L’approche GALS permet à chacun de définir ses objectifs de vie et de construire des stratégies concrètes pour les atteindre », ont expliqué les formateurs, insistant sur l’importance de l’implication personnelle dans le processus de développement.
À l’issue de la séance, plusieurs participants ont salué une approche participative qui met l’accent sur la responsabilisation individuelle et collective. Ils ont particulièrement apprécié le caractère pratique des outils proposés, jugés adaptés aux réalités des jeunes étudiants.
Dans un contexte marqué par des défis environnementaux croissants, les formateurs ont également sensibilisé les participants à la protection des ressources naturelles, en mettant un accent particulier sur le Parc national de Kahuzi-Biega, confronté à diverses pressions.
Prenant la parole, le président de l’UEM, Christian Malekera Pombe, a remercié la coordination provinciale de l’environnement pour cette initiative. Il a, par ailleurs, invité les étudiants à renforcer l’unité et à s’impliquer davantage dans les dynamiques de développement de leur communauté.
« Les connaissances acquises doivent être mises en pratique afin de produire un impact réel, tant sur le plan individuel que collectif », a-t-il souligné.
Cette activité intervient dans un contexte où les organisations estudiantines cherchent à se repositionner comme des cadres de formation et d’éveil citoyen, au-delà de leur rôle traditionnel de représentation. Elle témoigne d’une volonté de plus en plus affirmée d’intégrer les enjeux de développement durable dans les dynamiques universitaires.
Par ailleurs, l’introduction de la méthodologie GALS dans ce cadre illustre une évolution des approches pédagogiques vers des modèles plus participatifs et centrés sur l’expérience des apprenants. Une orientation qui pourrait contribuer à renforcer l’impact des formations destinées aux jeunes.
Enfin, cette initiative met en lumière le rôle stratégique que peuvent jouer les étudiants dans la sensibilisation et la mobilisation autour des enjeux environnementaux, particulièrement dans des régions où les ressources naturelles font face à des menaces multiples.
La rencontre s’est clôturée par un appel à l’engagement, invitant les participants à capitaliser les acquis de la formation pour contribuer activement à leur développement personnel et à celui de leurs communautés.
*Yseult lwango

0 Comments