Un mouvement de grève des chauffeurs, qui pointait à l’horizon dans la capitale congolaise, semble progressivement perdre de son élan après l’intervention des responsables d’une association professionnelle. Réunis autour de leurs structures d’encadrement, ces derniers multiplient des démarches pour calmer la tension et éviter une paralysie du transport urbain.
Selon Miguens Nsonsa, président de l’ACCO section Mitendi, des actions sont déjà en cours pour contenir la grogne exprimée par les conducteurs, excédés par certaines pratiques observées sur les routes de la ville.
« Les chauffeurs sont au bout de leur patience avec notre hiérarchie. Nous essayons d’étouffer ce mouvement de grève en appelant nos membres partout dans les arrêts, puisque si cela s’exécute, le numéro 1 de la ville reviendra pour dire que ce problème était en cours de traitement, vu que lui-même nous avait demandé d’attendre », a-t-il expliqué.
Dans la foulée, le responsable associatif se veut rassurant quant à l’évolution de la situation, affirmant que des discussions sont engagées à différents niveaux pour éviter toute escalade.
« Je doute fort que ce mouvement de grève prenne forme puisque depuis hier nous travaillons sur ce problème. Notre président provincial, ce matin, va s’entretenir personnellement avec le chef de l’exécutif provincial pour voir comment faire pour remédier au problème, puisque le ministre de tutelle avait déjà fait son rapport auprès de sa hiérarchie », a-t-il poursuivi.
Les chauffeurs attendent désormais une implication directe des autorités provinciales afin de trouver une issue rapide à leurs revendications, principalement liées aux conditions de travail et à la gestion de la circulation.
« Nous attendons l’implication du gouverneur de la ville pour mettre une accalmie sur la situation des chauffeurs, comme promis lors de la dernière réunion avec les autorités de ce service », a ajouté Miguens Nsonsa.
Au cœur des revendications figure notamment la dénonciation de certains comportements attribués aux agents chargés du contrôle routier, accusés de contribuer au désordre plutôt que de réguler efficacement la circulation.
« La principale revendication est que les agents commis à ce service sur les chaussées doivent être compétents et qualifiés. Ils doivent venir pour réguler la circulation routière et non mettre encore du désordre en prétextant contrôler les documents », a-t-il conclu.
Pour l’heure, la situation semble sous contrôle, mais reste suivie de près par les usagers, qui redoutent une éventuelle perturbation du transport en commun dans la capitale congolaise.
La rédaction

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