Le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire après la diffusion d’une vidéo montrant des hommes en uniforme infligeant des sévices corporels à un jeune civil, dans des circonstances encore floues.
Selon un communiqué consulté lundi 20 avril, les faits se seraient déroulés dans la nuit de samedi à dimanche, au domicile de la chanteuse Rebo Tchulo, de son vrai nom Déborah Tshimpaka.
La scène, largement relayée sur les réseaux sociaux, montre un individu accusé de vol, soumis à des actes de violence présumément perpétrés par des militaires.
Face à la gravité des images, le ministre a instruit l’Auditeur général des Forces armées de la République démocratique du Congo d’ouvrir une enquête afin de faire toute la lumière sur cette affaire.
« Sans préjuger de la responsabilité des personnes mises en cause, il rappelle que, s’ils sont établis, les faits dénoncés sont susceptibles de constituer des infractions d’une particulière gravité », indique le communiqué officiel.
Le ministère évoque notamment des faits pouvant relever « d’actes de torture, de coups et blessures volontaires ainsi que d’incitation de militaires à commettre des actes contraires à la loi », des agissements strictement prohibés et sévèrement réprimés par le code pénal militaire congolais.
« L’enquête devra établir la matérialité des faits, identifier les auteurs présumés et permettre l’engagement de poursuites devant les juridictions compétentes », précise encore le document.
Cette procédure judiciaire vise ainsi à déterminer les responsabilités individuelles dans ce dossier sensible, où la présence supposée de militaires en dehors de tout cadre légal soulève de sérieuses préoccupations en matière de discipline et de respect des droits humains.
Si les faits sont confirmés, les juridictions militaires compétentes pourraient être saisies pour juger les auteurs présumés, en cette période où les autorités congolaises sont régulièrement appelées à renforcer l’État de droit et la protection des civils.
La rédaction

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