L’Association Congolaise des Commissionnaires Agréés en Douane (ACCAD) tire la sonnette d’alarme face au risque d’une hausse significative du prix du ciment dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Selon Eugène Matembela, président de cette structure pour le Grand Nord-Kivu, cette situation pourrait résulter de l’instauration récente par le gouvernement central d’une nouvelle taxe, dite « taxe toxique », intégrée dans le système douanier. Cette taxe s’appliquerait notamment aux produits de première nécessité ainsi qu’aux matériaux de construction.
D’après l’ACCAD, une telle mesure fiscale risque d’alourdir les coûts à l’importation, avec des répercussions directes sur les prix pratiqués sur les marchés locaux. Les consommateurs, déjà confrontés à un contexte économique difficile, pourraient ainsi subir une hausse du coût de la vie, en particulier dans le secteur de la construction où le ciment reste un produit essentiel.
Face à cette situation, l’ACCAD annonce son intention d’engager un plaidoyer auprès des autorités compétentes, en collaboration avec ses partenaires, afin d’obtenir des éclaircissements et, éventuellement, un réexamen de cette mesure.
Du côté du gouvernement, cette taxe s’inscrirait dans une logique de mobilisation des ressources internes pour financer notamment la politique de gratuité des soins de santé en faveur de la population.
Ce dossier relance ainsi le débat sur l’équilibre entre la nécessité de financer les politiques publiques et l’impact des mesures fiscales sur le pouvoir d’achat des citoyens.
La rédaction

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