Les matériels destinés à l’installation de la cimenterie du territoire de Katanda, dans le centre de la République démocratique du Congo, sont attendus pour permettre la production des premiers sacs de ciment, a-t-on appris lundi de source communautaire.
S’exprimant devant l’Assemblée provinciale du Kasaï-Oriental, le délégué communautaire du projet, le professeur Lazare Tshipinda, a reconnu des retards liés notamment aux difficultés logistiques dans l’acheminement des équipements.
« On est au stade d’installation, on attend les matériels et équipements pour lancer et produire les premiers sacs. On avait promis que le premier sac sera produit au mois de février, malheureusement avec tous les problèmes, les difficultés de transport du matériel, on n’a pas tenu à le faire. Maintenant c’est l’étape d’installation des machines et tout ça. Ces matériels qui sont au Katanga, il faut les acheminer ici en convoi. Je crois que lorsque ça sera fait, nous aurons à avoir le ciment », a-t-il déclaré.
La convocation du responsable communautaire par le président de l’organe délibérant provincial visait également à faire la lumière sur les impacts environnementaux du projet, dans une zone où les communautés locales restent attentives aux retombées sociales et écologiques.
Sur ce point, le professeur Tshipinda a assuré que les démarches préalables ont été engagées avec les partenaires, notamment une société chinoise impliquée dans l’installation de l’usine.
« Les préalables, on les a déjà constitués. Nous avons entamé des pourparlers avec nos amis qui sont les partenaires de la société chinoise qui installe justement la société. Nous en sommes à une étape capitale qui doit nous amener vers les études sur l’impact environnemental et social pour voir quel est l’espace communautaire qui sera impacté par l’installation de l’usine pour voir quels sont les effets négatifs éventuels », a-t-il expliqué.
Il a également précisé que des experts sont attendus pour mener ces études d’impact, considérées comme essentielles avant toute mise en service.
« Qu’on détermine l’espace et qu’on sache ce qu’on doit faire. Il y a des spécialistes qui le font, je crois que la société a déjà souscrit un contrat dans ce sens pour pouvoir amener ces spécialistes. Ils étaient déjà venus la semaine passée, je crois qu’ils vont revenir d’ici la fin du mois, pour qu’ils viennent mener ces études », a-t-il ajouté.
Malgré ces retards, les autorités locales et les communautés restent dans l’attente de la concrétisation de ce projet industriel, perçu comme un levier important pour le développement économique de la province.
La rédaction

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